‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 36 sur 44 · LISETTE, SOPHIE, GERMON · texte numérisé non relu

LISETTE, SOPHIE, GERMON

Pourquoi donc vous livrer à de vaines alarmes ? La*fortune nous rit ; séchez enfin vos larmes. Pour moi Belcour est sûr d'obtenir votre main.

SOPHIE

Ah ! croyez qu'il s'abuse , et qu'il espère en vain. Lisette a demeuré dix ans près de ma mère, Elle a pu l'observer , juger son caractère ; Et tout à l'heure encore .elle m'a répété ^ Qu'il faut que je renonce à la société, A l'espoir d'être épouse, au bonheur d'être «amie, A ce qui fait enfin le charme de la vie.

GERMON

Ah ! cessez un discours qui me perce le cœur !

SOPHIE

O ciel ! on vient à nous ; j'expire de frayeur !

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