SOPHIE, M-DORVAL, BELCOUR
Bxi<coiTR , h part.
L'orage incessamment va gronder sur ma tête ; Faisons, avec fracas, éclater la tempête.
M*»» DORVAL , a part ^ en entrant.
Dieu ! je les aperçois !
BELCOUR , a Sophie.
% Allons, rassurez-vous;
(À part y en apercevant madame Dorval. ) On s'approche ! il est temps de frapper les grands coups.
mv DORVAL y a part y au fond du théâtre.
Ecoutons-les.
BELCOUR, haut.
Séchez vos pleurs , belle Sophie \ La source désormais en doit être tarie.
De mon dessein hardi ne vous effrayez pas ; Le moment est propice , osez suivre mes pas.
6o LA MÈRE RIVALE,
M*« DORYAL , à part.
Voudrait-il l'enlever ?
BELGOCR,
En dépit de l'envia , Au plus fidèle amant vous allez être unie.
M*** DORVAL , a part.
Le traître !
BELCOVR , haïU.
Bannissez un chimérique effroi.
Vous savez qui je suis, fiez- vous à ma foi.
M^^ DORVAL , a part.
Perfide !
SOPHIE , has a Belcour.
Mais, Monsieur, songez donc que ma mère...* Vous me perdez !
BBixouR , bas a Sophie»
Eh ! non , je vous sauve, au contraire.
(Haut.) Mais d'où vous vient cet air «ombre et silencieux P Vous ne répondez point ! vous détournez les ^eux I Mon projet ne peut pas vous devenir funeste f Et d'ailleurs ,„ songez-y , c'est le seul qui nous reste. Cédez à mes raisons : venez, ne craignez rîen.
(Il lui prend la main.) Avant la fin du jour je vous promets....
(Il se retourne , et Doit madame Dorvalpres de lui. )
M«* DORVAL, haut.
Fort bien !
BSLGOUR , jouant la surprise. Quevois-je?