‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 5 sur 44 · ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IL

SOPHIB.

Oh ! non , cela n'est pas possible.

LISETTE , à part.

Puisqu'elle espère encor, laissons lui son erreur.

SOPHIE

Eh ! que puis-je risquer après tout ? Mon malheur Ne saurait augmenter , et je n'ai rien à craindre. Tiens ! avec toi , Lisette , il n'est plus temps de feindre : J'ai des chagrins encor que tu ne connais pas ;

( Elle baisse les yeux. ) Mais à te les conter je sens.... quelque embarras.

LISETTE

Parlez.

SOPHIE

Dans la retraite où j'ai passé ma vie, J'avais eu le bonheur de trouver une amie* Le ciel , dans mes ennuis , m'avait fait ce présent ; Elle me consolait !

LISETTE

Vous devez à présent

La regretter beaucoup.

SOPHIE^ as^ec épanchemenU

Je la pleur Aans cesse !

Hélas ! nous nous aimions d'une égalq tendresse ;

Nous avions mêmes goûts, nous avions même cœi

Son frère était le mien , il m'appelait sa sœur.

Pauvre Germon ! je vois encore son image ;

n était bien aimable !

I LISETTE , malicieusement,'

Et bien aimé, ^e gage?

lo LA MÈRE RIVALE,

SOPHIE , ai^ec vwacite.

Oh ! oui ; rien ne pourra me le faire oublier ! ^, ( En rougissant y et comme étonnée de ce quelle a dit. ) Tiens! tu sais maintenant mon secret tout entier.

LISETTE

Je le savais; vos yeux me lavaient dit d'avance.

SOPHIE

Ah ! Lisette , combien je souf&e en son absence ! Va , j'ai plus que jamais besoin de ton secours.

LISETTE

Vous le voyiez souvent ?

SOPHIE

De le voir tous les jours Je m'étais déjà fait une douce habitude....

O Dieu ! j'entends tousser î c'est madame Gertrude. Je suis perdue !

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