‹ La messe (volume 2)Chapitre 170 sur 245 · Méttt. de ta Société arch. du Midi, t. II, p · texte numérisé non relu

Méttt. de ta Société arch. du Midi, t. II, p

Dicl. d'èpig., Migne, II, 1184.

Le Blant, Iusc. chrét., I, >6.

2. Cum vero ecclesiam introierit Pontifex, non ascendit continuo ad altare sed prius in secretarium sustentatus a diaconibus.

3. Costa gu ti, G. B., Arclntetlura delta basilica di San- Pielroin Vaticano, 1684, Rome, in-f°.

Voici un passage de Bède relatif au secretarium de Saint- Pierre (Lib. II, Hist.eccl., c. 1.) : « Sepultus vero est corpore « in ecclesia B. Pétri apostoli ante secretarium. »

ville tout imprégnée des influences byzantines, les Saints-Apôtres à Constantinople, et enfin un grand nombre d’églises que M. de Vogué a dessinées dans la Syrie centrale, Deir Seta, Hâss, Kherbet- Hâss, Behioh, Dana, Tourmanin, Rouheia Ezra, nous montrent comme sacristies deux salles carrées disposées aux côtés de l’abside.

Saint-Jean-Évangéliste à Ravenne. — Chœur accompagné de sacristies.

Nous trouvons dans saint Grégoire de Tours quelques détails intéressants sur notre sujet; à propos d’Eparchius, le successeur de saint Namatiusau siège de Clermont, il nous dit : « Et quia eo tempore eccle- « sia parvam infra muros urbis possessionem habebat, « ipsi sacerdoti in ipso quod modo salutalorium dicitur, « mansio erat, atque ad gratias Deo tempore noc- « turno reddendas ad altarium ecclesiæ consurge-

SNCRISTIES.

« bat » On voit d’après cela que cette sacristie était un logement contigu au chœur où couchait un prêtre gardien qui pouvait, en se relevant, passer facilement dans le chœur pour chanter les louanges de Dieu.

A propos d’Ebérulfe il dit encore : « Habebat enim « pro timoré regis in ipso salulalorio beatæ basilicæ « mansionem. Cum autem presbyter, qui claves ostii « retinebat, clausis reliquis recessisset per illudsalu- « tatorii ostium introeuntes puellæ, cum reliquis pueris « ejus suscipiebant picturas parietum, rimabanturque « ornamenta beati sepulcri ; quod valde facinorosum « religiosis erat. Quod cum presbyter cognovisset, « defixis clavis super ostium, intrinsecus seras apta- « vit 2. » 11 ressort de ce second passage que ce lieu voisin de la basilique de Saint-Martin était solidement fermé par des serrures et des clefs, qu’il était défendu au public d’y pénétrer, que ses murs étaient décorés de peintures, qu’on y serrait les draps d’or et les ornements dont le tombeau de saint Martin était couvert aux jours de fête; enfin, que le prêtre gardien l’habitait dans certaines circonstances.

Saint Grégoire le Grand 3, dans sa lettre à Marinianus, évêque de Ravenne, se sert de ce mot « salutatorium » pour parler de la sacristie. On le trouve employé de même dans un canon du concile de Mâcon. Ce nom vient de l’usage qu’avaient les évêques avant la messe d’y recevoir les salutations des fidèles qui leur demandaient de prier pour leurs personnes ou leurs affaires 4.

Il y avait une sacristie réservée aux prêtres, comme cela parait dans un passage de Sulpice-Sévère où il est dit que saint Martin vaquait à l’oraison pendant que dans l’autre « secretarium » les prêtres recevaient les salutations et s’occupaient d’affaires.

Les évêques s’asseyaient dans les secretaria; Sulpice-Sévère s’exprime encore ainsi en parlant de saint Martin : « Sedere consuevisse in sellula rusti- « cana, ut est in usibus servulorum, quas nos rustici « Galli tripetias, vos scholastici, aut certe qui de « Græcia estis, tripodes nuncupatis. » Et ailleurs : « Illud non præteribo, quod in secretario sedens, « nunquam cathedra usus est, nam in ecclesia nemo « unquam ilium sedere conspexit. »

Quand y il avait deux sacristies, le secretarium mi-

Hist. Franc., II, 21, édit. Migne, 217.

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