Moroni, Di et. des sciences eccl
ratrice Hélène, de 20 phares d’argent1, sur lesquels étaient des sujets ciselés. — Il étendit les effets de sa munificence pour le luminaire des églises jusqu'à Capoue, où il donne à la basilique des Apôtres des candélabres de bronze hauts de dix pieds et pesant ensemble 1 80 livres, et 3o phara-canthara d’argent2.
Le moment ou on allumait les lampes dans les églises était solennel, c’était au commencement de vêpres 3, c’est-à-dire la xne heure, et l’office prit pour cela le nom de duodecima. Cette cérémonie était accompagnée de certaines prières qu’on appelait « preces lucernales» dans lesquelles les fidèles remerciaient du don de la foi ; l’office de vêpres s'intitulait: lucernarium ou lucernalisi. Saint Augustin nous dit : « hora nona lucernarium faci- « mus. »
Chez les Grecs, l’officier chargé de mettre en place les lampes et les candélabres était appelé XapîcaSapto; et Celui qui les allumait xaTayopiâpr,;6.
Dans le rit ambrosien, l’antienne au commencement de vêpres est appelée « Lucernarium ». Pour les samedis et les dimanches ordinaires on disait : « O Seigneur, vous éclairerez mon candélabre; « vous abattrez l'ennemi des hommes. O Seigneur « mon Dieu, daignez éclairer mes ténèbres. » — Pour les jours de la semaine, on disait : « Le Sei- « gneur est ma lumière et mon salut, que puis-je « craindre ? »
L’hymne attribuée par quelques-uns à saint Ambroise : « Deus qui certis legibus noctem dis- « cernis ac diem » est dite dans le bréviaire mozarabe, le second dimanche de carême, et se trouve en tête d’un hymnaire imprimé par Thomasius, vol. 1 1 : « recedente sole ac die cessante, hora incensi « lucernæ ». Nous avons déjà cité l’hymne de Prudence intitulée: « Hymmus ad incensum « lucernæ6.»
Dans les limites étroites ou doit se resserrer notre étude des lampes, nous ne ferons qu’indi-