COUSSINS
en 1725, entouré d’une couronne de fleurs de lis, sur un piédestal hexagone, et les armoiries de la ville L
N’oublions pas un des plus gracieux modèles de lutrin, celui qu’on trouve, fait au trait, dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale ®. C’est à la fois un pupitre pour placer les livres d’un lecteur assis et un lutrin pour les chantres, comme le prouve l’aigle du sommet, qu’on monte au-dessus à l’aide d’un pas de vis. (PI. CDLXXXIII bis.)
Le commerce et surtout la domination des princes de Halsbourg(à partir du mariage de Philippe le Beau avec la fille de Ferdinand et d’Isabelle), explique les produits de la dinanderie qu’on rencontre en Espagne. Le P. Martin a dessiné, à Cordoue, un lutrin assez semblable à ceux de Belgique.
Nous avons vu, d’après un document du vu Ie siècle, qu’on plaçait déjà, alors, des coussins de soie sous l’évangéliaire, mais je ne crois pas que l’usage se soit étendu à l’autel lui-même longtemps avant le xive siècle. Les statuts de Maguelone, de 1 3 3 1 , ordonnent de poser des pulvinaria sur les autels; c’est le plus ancien document que nous puissions citer.
On conserve à Londres, au musée de Kensington, une sorte de tapisserie de om5o sur o‘"4o, représentant la purification de la sainte Vierge sous un élégant édicule gothique, et, de chaque côté de ce motif central, deux anges en adoration. On lui attribue cette destination. (PL CDLXXXV.)
Il en est question dans les Coutumes de Cîteaux :
« XXXI. Subdiaconus qui lecturus est Epistolam,
« cum sacerdote processurus ad altare, portât « textum Evangelii, et ponit in medio altaris :
« pulvillum non portât nisi quando dies est solem- « nis. »
1. Aigle au bas du chœur, un beau griffon de potin qui 1 fait voir sa langue; le corps a trois pieds de hauteur, assis ! Sur un globe entouré d’une couronne de fleurs de lis. Le piédestal hexagone a trois pieds de hauteur; chaque hexagone a des écussons portés par des anges et posés sur quatre bases dont trois ont trois lions qui sortent du piédestal, et trois ont trois pommes. — Le griffon porte avec ses pieds de devant une plaque de 22 pouces de hauteur et
2 pieds de large, où sont les quatre symboles d’Évangélistes et les armes de Tournon. Ce griffon a les ailes ouvertes, mais non pas tendues, auxquelles sont attachées deux bandes pour soutenir les livres. (Mémoire fait pour le P. de Montfaucon en 1725.) Bibl. nat., latin, 1 1912.