‹ La messe (volume 3)Chapitre 241 sur 341 · Sainte Vierge, II · texte numérisé non relu

Sainte Vierge, II

6. On sait que saint Anschaire, qui poussa jusqu’en Suède les conquêtes de la foi, vivait au ix° siècle.

CLOCHES

Copenhague, il existe le dessin d’une cloche qui provient de Smaland et qui porte, en caractères runiques, une inscription dont voici le sens : « Fais-moi frère de Jésus-Christ, Marie, pleine « de grâce 1 ! » Ces cloches portent aussi quelquefois la salutation évangélique.

Il est intéressant de lire, dans Rupert de Tuitz, les idéessymboliqucs qui s’attachaient auxcloches: « Les cloches rappellent les trompettes de Jéricho; « elles résonnent le matin pour louer le Seigneur, « et la nuit pour proclamer la vérité de la parole. « Elles sont comme la voix éclatante du prédica- « teur qui prépare d’abord les esprits pour les « rendre attentifs ; la dureté du métal est la force « de son esprit, le marteau de fer sous lequel sur- « git le son est la persévérance de son discours ; « suivant le mot de l’Ecriture, sa conversation « doit être dans les cieux; il est suspendu dans la « tour de la force (pendensque de turri fortitu- « dinis). Le joug de la cloche est la croix qu’il « doit porter, la corde qui descend au bas du « campanile est le lien de charité qui doit le relier « à la terre et aux plus infirmes de ses frères. Pour a lui aussi, le campanile rappelle la tribune su- « blime du haut de laquelle il doit sans cesse « crier pour réveiller les hommes de leur ivresse.»

La différence des tintements rappelle ou les gémissements de la vie présente ou l’état de la vie future 2.

Le silence des cloches rappelle la trahison de Judas, l’agonie du Sauveur, son abandon en croix. Le peuple est alors convoqué par le bruit d’un maillet de bois qu’on frappe sur une planche3.

XIIe SIÈCLE.

Didron4 publie une cloche de la cathédrale de Sienne, qui porte la date de 1 1 5q ; elle est un peu

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