‹ La messe (volume 3)Chapitre 249 sur 341 · Ann. arch., XXII · texte numérisé non relu

Ann. arch., XXII

Bull, mon., 1809, 3 1 3 .

XIVe SIÈCLE.

Une cloche de im40, diamètre inférieur, de im2o de haut, sans comprendre les anneaux, se trouvait autrefois dans la tour de Moissac (Tarnet-Garonne); elle portait l’inscription : «.Anno mil- « lesimo cclxx tercio Gaufridus me fecit et socios « meos. Paulus vocor. »

D’après cela, le meme fondeur fit les autres cloches, qui égalaient peut-être le nombre des apôtres1. Les caractères ont été appliqués après coup, comme on le voit par les encadrements rectangulaires qu’on distingue entre les lettres2.

L’abbé de Saint-Just-en-Chaussée fit fondre, en i25o, une cloche qui ne pesait pas moins de 2000 kilos.

Les miniatures pourraient au besoin nous offrir d’abondants renseignements sur les cloches du xnie siècle. L’Apocalypse de la Bibliothèque nationale (fonds français qo3, f°q3 verso) nous montre une paire de clochettes destinées à accompagner la croix. (PL D.)

Cathédrale d'Amiens. — Bas-relief.

Sur la façade occidentale de la cathédrale d’Amiens, un bas-relief représente un évêque ordonnant à un clerc de sonner la cloche, laquelle est suspendue sur une arcade, au pignon d’une église 3.

Rocca rappelle cette prescription d’un concile de Cologne, relative aux sonneurs de cloches : « Statuimus igitur, ne liceat campanariis seu « matriculariis nutrire barbam, aut in veste laica « in ecclesiis circumcursitare, sed ministeria sua « in superpelliceis exhibeant. »

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