‹ La messe (volume 3)Chapitre 43 sur 341 · Necrologium ecclesiæ aquensis , publié en i83o par · texte numérisé non relu

Necrologium ecclesiæ aquensis , publié en i83o par

Kuitz,

« trici II ampullas argenteas donavit et duas « domos que adhèrent ecclesiæ S. Toillani; insu- « per maximam I opérant et maximum laborem « ad npus cnrone , ad tectum totius ecclesiæ, ad « crucern deauratam in turri, ad campanas adhi- « huit et ontnia féliciter consumpsit. »

Le dôme octogone contenait encore, il y a deux cents ans, suivant des témoignages certains, beaucoup de parties d’or; aujourd’hui même on distingue dans les champs des crochets qui nous autorisent à penser que seize lustres étaient suspendus autour et mêlaient leur éclat à celui du milieu. (PI. CDXLIII.)

Le lustre d’Hildesheim est supérieur comme plan et exécution à celui d’Aix-la-Chapelle. Il fut en partie construit par l'évêque saint Bernward (992 -j- 1022) et achevé par son quatrième successeur, Hezilon (-{- 1079). Il mesure 6m59 à la plus grande circonférence et supporte soixante-douze flambeaux. — La dentelle du pourtour était en argent. L’inscription est encore parfaitement lisible; elle rappelle la ville sublime, les fleurs vivantes qui exhalent leurs parfums devant Dieu, la lumière du nouveau soleil qui pénètre les murailles, enfin la dédicace à la sainte Vierge et le panégyrique d’Hezilon.

Le dôme d’Hildesheim a une seconde couronne moins grande que la précédente, et qui est suspendue dans le chœur; ses tours et niches renfermaient quarante-huit statuettes de bronze qui n’existent plus.

L’égl ise de l’ancienne abbaye de Combourg offre un lustre digne d’être cité après ceux d’Aix et d’Hildesheim; à peu près de la grandeur du premier, il fut fabriqué au milieu du xn° siècle par l’abbé Hertwig, et s’est conservé intact avec ses figures et ses ornements; on y voit ies images des prophètes et des apôtres.

Cette mode des couronnes de lumière a subsisté en Allemagne longtemps après les orfèvres romans. On voyait en 1881, à l’exposition de Carlsruhe, une couronne en fer forgé du xive siècle, qui par ses tours, ses courtines crénelées, nous rappelle encore les cercles lumineux que nous venons d’étudier. (PI. CDXLIII.)

Un manuscrit du British Muséum (Harleian,

LAMPES

2908) contient une grande miniature qui renferme ici pour nous de curieux renseignements; nous en devons le dessin au talent et à l’obligeance de M. Wilson. Le sujet de la peinture est saint Augustin recevant l’offrande d’un livre; il est assis sur son trône épiscopal. (PL CDXLIV.) La scène se passe en effet dans le choeur de l’église.

Ces riches couronnes durent pour la plupart subsister jusqu’à la réforme; le Monasticon Anglicanum en cite un grand nombre avant Cromwell.

L’église d’Orient avait l’usage des couronnes de lumière, comme nous l’avons indiqué par celle qui pendait au saint Sépulcre. — Dans l’église de l’Ascension, à Jérusalem, au-dessus d’une roue de bronze, brillait aussi une grande lampe qui ne s’éteignait jamais, et à l’occident huit lampes jetaient leur clarté jusqu’à l’extérieur par les huit fenêtres correspondantes ; un anonyme du xne siècle nous a laissé cette description : « Ærea rota jacet « usque ad cervicem alta, aboccasu habens introi- « tum, pendente desuper in cochleis magna « lampade, totaque die et nocte lucenteb »

Ces couronnes avaient un sens symbolique, mais un peu différent de celui que les Latins leur appliquaient; selon Siméon de Thessalonique, les lumières rappelaient le ciel et les étoiles dont il est rempli ; la couronne, la zone des planètes. Les lumières variaient de signification avec le nombre ; les sept lumières étaient les dons du Saint- Esprit, les douze le nombre des apôtres, et celle du milieu Jésus-Christ lui-même1 2.

Nous avons copié à Venise, dans la bibliothèque de Saint-Marc, d’après les dessins d’un manuscrit grec du xve siècle, plusieurs couronnes de lumière. (PL Cil et CDXLIII.) Elles se composent d’un vaste disque suspendu par plusieurs chaînes, portant des lampes tout autour et une lampe au centre.

Les couronnes de lumière occupent une grande place, mais non exclusive, dans l’éclairage liturgique au xiie siècle. On peut citer encore des lampes isolées ou distribuées d’une façon différente.

Dans la collection de M. de Saint-Mesmin, à Dijon, on voyait une lampe à huit becs d’un genre

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