‹ La messe (volume 4)Chapitre 133 sur 335 · Die grdberfunde im ostchore des Dômes Main · texte numérisé non relu

Die grdberfunde im ostchore des Dômes Main

chevêque Jean IV, mort en 63o ; il est dans la nef de l’évangile et le plus éloigné de l’entrée. On y voit comme motif central un calice avec deux anses en forme d’S , un bord dentelé d’où surgit une fontaine d’eau vive, deux anses, une panse godronnée, un pied conique. Deux paons de chaque côté, montés sur des piédestaux, se désaltèrent à la source1. (PL CCLXXVIII, fig. 1.) Dans cette même nef de l’église de Classe, un autre sarcophage nous fournit un sujet analogue que nous avons estampé. On verra figurer de chaque côté d’un grand calice deux petites colombes placées au sommet de colonnes qui les rapprochent des lèvres rafraîchissantes du calice. Dans ces images, il nous semble découvrir l’idée symbolique d’indiquer la hauteur que l’âme doit atteindre pour goûter la précieuse liqueur du calice ; l’àme représentée par les paons où les colombes ne peuvent toucher les bords du calice qu’en s’élevant au-dessus de la terre, c’est la margelle trop haute de la vision de sainte Perpétue. L’élévation matérielle marque l’élévation morale, ou la dignité du personnage auquel on accordait ce privilège ; chez les juifs, les lieux élevés avaient un caractère sacré, depuis le Sinaï jusqu’au Thabor et à la montagne de l’Ascension; l’Ecriture sainte nous en répète les témoignages. Saint Siméon, dans l’élévation de sa singulière colonne, ne trouvait pas seulement une mortification pour son corps, il y devait recueillir aussi une pensée d’exaltation vers le ciel.

Sur un autre sarcophage de Classe (PL CCLXXX, fig. 3), les colombes sont sur des rinceaux. Une croix sort du calice, au-dessus de laquelle descend la colombe divine, ce qui rappelle le baptême de Notre-Seigneur et qui semble désigner le calice comme vase baptismal; mais, puisque l’on administrait la communion aux nouveaux baptisés, dès leur sortie de la piscine, il peut être permis de croire que les deux représentations se confondent.

On trouvera encore (PI. CCLXXIX, fig. 4 et 5) deux calices avec oiseaux que nous avons relevés dans la même église.

Ravenne n’a pas le privilège exclusif de nous fournir des sacorphages ornés de calices ; nous

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