Nouveaux Mélanges. — Bibliothèques, p
3. The Leofric missal in the Cathédral of Exeter during the episcopate of its first bishop a, D. 1050-1072,
XIe SIECLE. — HILDESHEIM.
vinces du Rhin et dans les grands monastères, sous la protection des empereurs de la maison de Saxe. Dès les dernières années du xe siècle un retour vers l’orfèvrerie artistique se fit vivement sentir. Egbert, archevêque de Trêves (977-993), dota son église d’un grand nombre de pièces remarquables. Willigis, archevêque de Mayence (976-101 1), avait donné à son église, entre autres objets merveilleux d’orfèvrerie, un calice d’or dont le pied et la coupe étaient gemmés et qu’un homme avait peine à soulever 1 . Saint Bernward d’Hildesheim fut un des plus ardents à accélérer le mouvement; son prédécesseur Othwin avait déjà rassemblé beaucoup d’or, de gemmes, de pierreries, de perles, pour former un calice et une patène, mais prévenu par les infirmités, il ne put accomplir son dessein. Bernward, fidèle à sa mémoire, se chargea de l’exécuter et ne manqua pas d’y mettre le nom d’Othwin qu’on y lisait encore au xme siècle ; mais il est probable que ce vase d’or massif fut refait à cette dernière époque, car les caractères des inscriptions, leur rédaction qui rappelle un passage du Pange lingua de saint Thomas, nous empêchent de les attribuer au xie siècle. Le nœud est formé d’une seule topaze taillée à huit pans et enchâssée dans une plaque d’or. On voit sur ce calice, gravées, douze figures d’apôtres, et de plus, sur le pied, six médaillons qui encadrent des sujets évangéliques, et quatorze pierres précieuses dont six antiques ( King ). Sur la coupe du calice on lit ce distique2 :