Bolland,, Oct, xr
Saint Bernward avait établi dans son palais des ateliers où de nombreux ouvriers travaillaient les métaux; il les visitait tous les jours, examinant et corrigeant les ouvrages1. Parmi ses présents, Tangmarus nous signale plusieurs calices, un en onyx, un autre en cristal d’un travail merveilleux, un troisième en or très pur du poids de 20 livres.
On gardait dans la chambre des reliques du château royal de Hanovre une patène d’argent qu’on attribueàsaint Bernward d’Hildesheim. Elle est garnie de huit lobes assez profondément creusés ; tout le fond est orné de dessins niellés, au centre le Christ bénit, les bras étendus, et assis sur l’arc-en-ciel; huit demi-cercles correspondent deux par deux à chacun des lobes. Dans les lobes eux-mêmes on voit tracées les allégories des vertus cardinales et les attributs des évangélistes. Enfin au bord extérieur de la patène nous lisons ces deux vers :
+ EST CORPUS IN SE PANIS FRANGITUR IN ME VIVET IN ÆTERNUM QUI BENE SUMIT EUM
M. le chanoine Kratz a eu la bonté de nous communiquer une copie de cette patène qu’il a relevée lui-même et qui se trouve maintenant à Vienne. (Pl. CCCXXVII.)
C’est aussi par le bénéfice d’une communication de M. Kratz que nous avons pu graver (Pl. CCCXXI), grandeur des originaux, le calice et la patène d’argent trouvés en 1 85 1 dans le tombeau de l’évêque Udo (1079-1114), nouvel exemple de la petitesse des vases déposés dans les tombes sacerdotales. Sur la patène légèrement bombée, on voit gravée une main bénissante placée sur une croix et cette inscription tout autour : Dextra Domini.
Un petit calice et une patène d’argent furent aussi trouvés en 1667 dans le tombeau de l’évêque Hezilo d’Hildesheim, lorsqu’il fut ouvert dans l’église de Saint-Maurice 2.
M. Falk nous signale comme un des plus beaux de l’Allemagne le calice conservé à Frauenberg,