‹ La messe (volume 4)Chapitre 192 sur 335 · Weerth, Mon. d’art , pl. LU, fig. 1, texte p · texte numérisé non relu

Weerth, Mon. d’art , pl. LU, fig. 1, texte p

P. Cahier, Nouveaux Mélanges, p. 248.

Annales arch., XIX, p. 147.

2. Bildende Kunste in Bayent , p. 125 et 198. 11 parle de celui conservé au couvent des bénédictins d’Ottobeurn.

est difficile, dans les descriptions précédentes, de reconnaître le grand calice de la cathédrale de Mayence qui ressemble à celui de Reims, sauf qu’il est plus grand et que le pied est un peu conique. Toute l’ornementation consiste dans des incrustations d’émaux, excepté le bord inférieur du pied, où l’on voit une petite guirlande de fleurs. Le pied porte une suite de médaillons représentant la Passion. La bande extrême de la patène est assez large, elle se détache sur le milieu par une série de lobes plus que demi-circulaires.

La patène de Mayence porte au centre un grand émail représentant le jugement dernier.

Un second calice du même trésor offre une coupe à six pans entièrement couverte d’émail1.

Il y avait aussi à Mayence, les jours de fête, une exposition, une pergula que l’on [ornait de vases suspendus et remplis de reliques2.

Nous lisons dans l’inventaire de Prüm que l’église possédait : « calicem aureum, cum patena, « in crucis modum compositum, gemmatum, una « cum cœborio (sic) aureo gemmatoque et fistula » nihilominus aurea cum gemmis ; offertorium « aureum gemmatum cum patena3 . »

La grande chronique de Belgique fait mention d’un grand calice d’or à deux anses que l’empereur saint Henri (1003-1024) avait donné à l’église de Saint- Laurent4. Nous avons raconté ailleurs3 celui qu’une légende nous montre offert à la sainte Vierge et à saint Georges et dont le poids dans la balance éternelle aurait sauvé le prince. Ce dont on ne peut douter, c’est de sa pieuse munificence envers les sanctuaires ; nous en possédons encore un merveilleux spécimen dans la riche chapelle de Munich, où l’on conserve un calice en cristal de roche monté en or. Le cristal est une tasse munie d’une seule anse, ornée de diverses arabesques, et provenant sans doute d’un des ateliers siciliens qui ont, au xe siècle, envoyé en Allemagne de nombreux produits de ce genre®; saint Henri II

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