‹ La messe (volume 4)Chapitre 206 sur 335 · Archœol. journal, III · texte numérisé non relu

Archœol. journal, III

3. Catalogue des objets d’art religieux exposés à Malines, n» 366.

Il est possible que Pélage, évêque d’Astorga, ait occupé le siège abbatial de Santiago de Pénalva en 1097 ; un Pelagius Fernandez fait faire l'épitaphe de l’abbé Stephanus en 1 1 3 2 ; ces personnages sont peut-être l’un ou l’autre les donateurs du calice, qu’on ne saurait en tout cas placer chronologiquement au-dessus du xne siècle. Il fut possédé par D. Juan Ignaccio Moreno1. (PL CCCXIII.)

Les calices d’Espagne de cette époque devaient être quelquefois en forme de lis ou de cloche, témoin un manuscrit espagnol qui en nous montre un de ce genre2. (PL CCGXX.)

Je dois à M. le chevalier da Silva, architecte du roi de Portugal, communication d’un calice conservé dans la cathédrale de Coïmbre et portant une inscription qui nous révèle le nom de l’auteur et la date :

MENENDIZ ME FECIT IN ONOREM SCI MICHAEUS. ERA I I QO

Il faut, comme on le sait, ajouter 38 ans pour avoir l’ère ordinaire, ce qui nous reporte à 1228.

Ce calice élevé de omi7 se compose d’une coupe sur laquelle sont sculptés en bas-relief les apôtres sous un portique de douze arcades, d’un nœud filigrané, et d’un pied évasé décoré d’arabesques et dans quatre médaillons des attributs évangéliques. Outre l’inscription que nous avons rapportée et qu’on lit au bord du pied, on voit écrit sur la lèvre du calice les noms des apôtres dont les images sont au-dessous. Cette coutume de figurer les apôtres et d’inscrire leurs noms sur la coupe eucharistique nous est apparue déjà au calice d’Ardagh, dans les pierres qui les symbolisaient, mais elle semble surtout familière aux artistes rhénans des xie et xne siècles. Aussi, pour le calice de Coïmbre, si ce n’était les filigranes du nœud qui semblent caractéristiques de l’orfèvrerie portugaise, on serait tenté d’en faire honneur aux ateliers allemands. (Pl. CCCXV.)

Un calice de vermeil de larges dimensions existe à l’Académie royale de Lisbonne. Son nœud est aussi orné de filigranes, il est du reste fort simple

1. Museo espanol, VII, 625. Ce calice a fait partie de l’exposition de 1878.

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