‹ La messe (volume 4)Chapitre 230 sur 335 · Drake, History and antiquities of York, vol. II, p · texte numérisé non relu

Drake, History and antiquities of York, vol. II, p

volontiers les modèles qui leur avaient valu pendant le xiie siècle une si grande renommée ; nous avons signalé à Saint - Maurice d’Hildesheim un calice qui indique leur persévérance dans l’ancien style en même temps que des concessions au goût nouveau. On a pu voir, d’après les calices qui ont été passés en revue que les coupes deviennent presque toujours unies au xiiiu siècle, et que l’ornementation, pour laisser plus de liberté aux lèvres du communiant, est reléguée plus bas, sur la tige et surtout sur le pied. Non seulement nous ne voyons plus les riches colliers de cabochons couvrir les bords, comme aux ixe et xe siècles, mais tous les reliefs sont écartés, et déjà quelques calices n’offrent que des nielles dans leur partie supérieure. Ces nielles sont une transition, un compromis entre les deux styles dont le calice de Saint-Maurice est un exemple remarquable L

Le calice que Frédéric, électeur de Brandebourg, donna en 1622 à l’église Saint-Nicolas, de Berlin, rappelle aussi ces regrets et l’obligation de laisser les lèvres de la coupe sans ornement. Ce calice est du xiue siècle et d’un style encore roman sur plusieurs points.

Sous la bande lisse des bords, l’orfèvre a repris sa liberté ancienne d’ornementation; il y a représenté en fort relief un crucifiement, divers personnages, des feuillages entremêlés de pierreries. On y lit sur une légende: Otto march.

Le nœud, enrichi de rinceaux et de pierreries porte cette inscription : Agnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere nobis. Amen.

Le pied est chargé de figures au milieu de feuil- I lages et- de pierreries; enfin le socle, comme les calices espagnols, est garni d’une longue série d’arcatures.

La patène n’a que des ornements niellés; au centre elle représente le Christ en majesté, tenant un livre de la main gauche et bénissant de la droite ; de chaque côté deux personnages agenouillés tiennent des légendes avec des inscriptions IOHANNES HESERA. Sur le bord de ce médaillon central se déroule cette inscription dont une partie est tracée à rebours : Laus tibi KPE ( Christe ) qui es idem et sains. Huit lobes se ratta-

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