‹ La messe (volume 4)Chapitre 232 sur 335 · Hefner-Altonek, Trachten Kunstwerke, pl. CXVII · texte numérisé non relu

Hefner-Altonek, Trachten Kunstwerke, pl. CXVII

(de Farcy).

Dans la collection Basilewski un calice de fabrique allemande rappelle les apôtres sur la coupe, gracieusement ornée d'une suite d’arcades audessus desquelles leurs bustes sont figurés dans des demi-cercles. L’ornementation pour le reste est «végétale1; la hauteur de ce vase égale omi75.

Un des calices où la silhouette romane subsiste toujours est celui de Buldern (près Münster), en argent doré; sur le pied sont ciselées de grandes rosaces sans saillie2. (Pl. CCCXX.)

Le musée de Stockholm possède plusieurs calices dans sa troisièmevitrine, entre autres celui du xme siècle qui provient de l’église de Linhœping; il garde encore la silhouette romane, la coupe hémisphérique et, au lieu d’émaux, de petits basreliefs sculptés sur sa base3.

Le beau symbolisme quenous avons admirésur les calices romans disparait peu à peu, depuis que l’art est laïcisé, s’il m’est permis d’emprunter ce mot à la barbarie moderne. Les docteurs en svm-

bolisme, comme Durand de Mende, le cherchent moins dans les pensées de l’artiste que dans la matière même du vase : « Le calice d’or, dit-il, « signifie les trésors de la sagesse cachés dans le « Christ. Celui d’argent, la purification de la « faute; celui d’étain tient le milieu entre l’argent « et le plomb ; et bien que la chair du Christ n’ait « pas été de plomb, c’est-à-dire péchereresse, elle « a été cependant semblable à la chair sujette au « péché. Et, bien qu’elle n’ait pas été d’argent, « c’est-à-dire passible, à cause de sa faute, elle fut « cependant passible pour notre faute, car il porta « lui-même nos faiblesses3. »

Pour Innocent III, le calice c’est le sépulcre du Sauveur, et le diacre qui ôte le corporal couvrant le calice représente l’ange ôtant la pierre qui fermait le tombeau 5.

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