Arts somptuaires
CHASUBLES
A la Bibliothèque nationale, le manuscrit latin i r 6 1 5 nous offre sur une miniature une chasuble verte, aussi aiguë en avant qu’ample par derrière, doublée d’une étoffe quadrillée et garnie d’une bordure gemmée avec pierres bleues et rouges.
Sur le psautier latin io433,f° 68, un prêtre figuré dans la cérémonie du sacre porte une chasuble verte et d’une coupe à peu près semblable.
Dans un traité de saint Hilaire (Bibliothèque nationale, Réserve,XII, 1 8 1 , Ms. latin 1 699,f°5,)une initiale nous montre une chasuble vert clair avec larges orfrois d’or sertis de rouge; la dalmatique, verteaussi,a des orfrois d’argent(Pl. DCLI V); cette miniature est signée « Savalo monacus me fecit ». Dans un P majuscule d’un manuscrit d’Alençon1 (Ms. in4°,n° 6, — 1 25), nous voyons figurer une chasuble presque talaire qui, en avant, ne descend qu’aux genoux. Une chasuble du même genre orne un manuscrit de Vendôme. (Commentaires des épitres de saint Paul.) (PI. DCLX.)
Nousavons calqué à la Bibliothèque de Bourges (PI. DXCIII) des peintures qui nous montrent des chasubles assez curieuses ; l’une porte sur la poitrine un orfroi accompagné de rinceaux à droite et à gauche.
On peut voir une miniature qui donne une chasuble du xiie siècle à la Bibliothèque d’Epinal, dans la vie de saint Martin, par Richer2.
A cette époque, les chasubles portaient quelquefois une bordure perlée autour du col, et il arrivait aussi que ce galon descendait en avant de quelques doigts; des miniatures d’un Nouveau- Testament de la Bibliothèque nationale publiées par M. de Bastard nous en donnent des exemples.
La collection Gaignières, concernant les évêques de France, contient une foule de renseignements sur les chasubles et des témoignages de la richesse croissante de leurs orfrois. La chasuble de l’évêque Ulger3 (-]- i 1 3 i ) avait non seulement