LXVII et LXVIII
In dextro altare :
Cœtus apostolicus hanc sacram continet aram,
Adjuvat et precibus, ornât, amore colit.
Vos quoque qui intrastis, cervices flectite vestras, Devoto hic corde poscite lucis opem.
In sinistro altare :
Clarus in orbe soli martyr Bonifacius istud Obtinet altare cum sociis pariter,
Quorum si lector tu noscere nornina quæris,
Inspice picturam et relege titulos.
ascension, reliques que Raban avait peut-être apportées lui-même de son voyage aux Lieux-Saints.
Les saints sont rangés par groupes dans ces dédicaces ; les meilleurs vers sont inspirés par les vierges :
« Agnès, vierge sainte, dédie cet autel, Agnès, « épouse de Dieu qui suit le Christ Agneau. Près « d’elle Cécile, cette martyre, cette sainte et forte « vierge assiste de ses prières et secourt les hommes « pieux. »
« Ce lieu insigne abrite la martyre Agathe et s’il- « lustre du souvenir de ses vertus; c’est là que repose « aussi la vierge Lucie, très-douce épouse du Christ; « qu’elle nous aide de ses prières 1 ! »
Nous ne pouvons prolonger ces citations, mais nous engageons le lecteur à suivre dans les œuvres de Raban-Maur ces innombrables inscriptions qui forment un genre à part dans la littérature du moyenâge; on est surpris, dans des vers aussi didactiques, aussi chargés de noms propres, de trouver encore une certaine poésie et même de la correction métrique. Ajoutons que. ces inscriptions nous transmettent le souvenir d’autant d'autels érigés au ixe siècle et qu’elles ne sont pas étrangères à l’étude actuelle dans laquelle on veut bien nous suivre.
Nous ne possédons malheureusement plus ces inscriptions et le nombre de celles qui subsistent est fort restreint. En voici une de Sainte-Cécile-en-Transtevere, que Mgr Barbier de Montault a relevée et qu’il a eu la bonté de nous communiquer. Elle se trouve située dans le chœur, dans le pavage à droite du ciborium ; elle est en écriture onciale :
-f- ET IN HOC ALTARI (iNFRASCRIP.)
TE SUNT RELIQU(lE)