Cf. Guide, I, ch. 3i, p. i
parmi elles un rapport stable, et qu'ainsi chaque individu puisse arriver à la perfection dernière.
Bref, c'est toujours notre bien que la divinitc- a en vue ('). Chacun des (h 3 conunandenients doit ou produire une opinion saine, ou ruinei- une opinion erronée, ou donner une rcjjle de justice, ou faire cesser l'injuslice, ou former l'homme aux lionnes mœurs, ou le préserver des mœurs dépravées.
Donc tout a sa raison d'être; par conséquent l'univers a une fin dernière. Quel est le but final du monde? L'esprit des penseurs s'est exercé sur cette question ('). Mais c'est là une question vaine.
Qui dit finalité dit ag^ent qui opère aAec iiit<'iition : il'uii autre côti'. lidcc de dessein ne saurait s'appliquer ([u'à une chose ([ui n'cxisli' pas encoi'C ('). Mais l'être nécessaire qui toujours a été ne tond)e pas sous l'idée d'efficience ni de finalité ('). Comme il n'a pas été fait, on ne saurait en chercher le but final. On ne saurait demander : (( Quelle est la fin dei-nièi-c de l'existence du Créateur? » j)uis(|u'il n'est |>as créé. Dès lors, il est clair que la question du but final ne peut se poser que pouiune chose née qui a été faite avec intention jiar un être intelligent.
Après ce qui précède on comprendra ([u'on ne saurait chercher un but final à l'ensemble de l'univers ni selon les partisans de la ci-éation. ni selon r(>[)ini()ii ai-istotélicienne de l'éternité du monde, l'iie fois ailiiiise. avec .\ristote, une nécessitt' (•tci'ncllc et immuaidc, la question de la fin dcrnièn' du iniiiuli' ne se pose plus. Selon Aristote, la fin dernière des espèces consiste dans la permanence de la naissance et de la destruction qui est indispensable pour perpétuer le devenir dans la nuitière inférieure, dont il ne [leut scu-lir aucun indi\ i(hi i)crma-