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nous délimiterons ce que nous entendons par psychonévroses. Nous exposerons ensuite brièvement la méthode concentrique de diagnostic; nous l’appliquerons à deux observations particulièrement typiques à ce
point de vue.
DÉLIMITATION DES PSYCHONÉVROSES
La définition des psychonévroses a donné lieu à bien des discussions et nombreuses sont celles qu'on en pourrait fournir, mais toutes sont plus ou moins critiquées. Quoi qu’il en soit, sans vouloir prendre parti, nous allons dire ce que nous entendons par psychonévrose, en insistant bien sur le fait que nous ne don-
nons pas une définition mais simplement une limite
pratique.
Grossièrement, on peut assigner comme limites extrêmes :
a) Du côté neurologique. — ‘Tous les syndromes
s’accompagnant de signes physiques d’affection organique du système nerveux. Cependant il importe de faire une réserve du fait de l'association possible
affection organique du système nerveux et psycho-
névrose, association qui est loin d’être une exception.
b) Du côté psychiatrique. — Les gros syndromes psychopathiques caractérisés par deux gros éléments
Inconscience de l’état, de la situation.
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Conduite dirigée par des motifs, des mobiles pathologiques.
Dans ce groupe, rentrent la mélancolie, les psychoses hallucinatoires systématisées ou non, les psychoses revendicatrices, les psychoses d’interprétation, les psychoses à base organique avec signes physiques d’affections organiques du système nerveux. |
Dans le groupe ainsi grossièrement isolé on peut
faire encore une nouvelle délimitation
a) du côté neurologique. — Du temps de Charcot, la discussion était relativement simple : on trouvait d’une part les affections organiques du système nerveux avec signes physiques et d'autre part tout ce qui restait constituait le groupe des manifestations fonctionnelles dominé par l’hystérie. Mais dans ce groupe dit fonctionnel on a remarqué qu'il y avait un certain nombre de manifestations qui n'étaient peut-être pas liées à des lésions décelables par nos moyens actuels d'investigation, mais qui ne relevaient pas non plus d’un trouble psychique, qui n'étaient pas psychogénétiques. Ce sont ces cas que M. Babinski a réunis sous le nom de syndromes physiopathiques qui ont des signes objectifs d’organicité, mais non d’organicité lésionnelle qu’il oppose aux syndromes organopathiques liés à des lésions. Ce syndrome s’est montré particulièrement fréquent pendant la guerre. Certains cas d’épilepsie rentrent également dans les syndromes physiopathiques puisqu'il y a souvent, pendant la
crise, extension du gros orteil sur le métatarse.