‹ La Méthode de Bouilly: Dans le traitement du prolapsus utérinChapitre 10 sur 16 · RAS · texte numérisé non relu

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sur les artères cervicales en ämont du point où elles s’épa-

nouissent en bouquet. Ensuite il fait deux ligatures sur

chacune d’ellés : une première lgature au bout de la pince;

pour pratiquer la seconde, il traverse avec une aiguille courbe la partie latérale de l’isthme au-dessus de l'endroit : où il doit faire sa ligne d’incisien pour l’amputation. Cette aiguille courbe étant chargée d’un catgut est retirée d’un coup sec puis les deux extrémités du fil sont liées en dehors

et en dessous et on écrase ainsi l’artère sur le futur moi-

gnon. | -

Grâce à ce procédé de] higature, M. le professeur dé Rouville n’a jamais eu le moindre ennui au sujet de l’hémostase contrairement à d’autres chirurgiens et à Bouwilly lui-

même. :

°. b) Nous connaissons le danger que présente l’ouverture

du Douglas pendant l’opération et nous savons combien le prononstie change dès que ce cul-de-sac est ouvert. La mo-

difivation apportée par notre maître vise un procédé très

simple évitant l’ouverture du Douglas, surtout dans les cas où celle-ci paraît inévitable.

Ce procédé consiste à fermer Le Douglas avant de l’ouvrir. Pour cela on procède de la façon suivante: avant

. d’amputer la valve utérine postérieure, on traverse son

e # S p s \ L épaisseur, à un niveau situé à un centimêtre environ au-

dessus du point où doit porter l’amputation, par une ai-

guille qui est retirée chargée d’un fil de eatgut. Ceci fait, il ne reste plus qu’à serrer ce fil qui ferme le Douglas contre l’utérus, après s’être bien assuré toutefois de l’absence de l’intestin à ce.niveau. SE

Telle est la modification qui, très simple au point de

vue opératoire, est très importante au point de vue du

pronostic.

Elle est indiquée surtout dans les cas suivants:

1° Quand 1l y a des adhérences du Douglas, telles que le décollement est impossible.

2° Lorsqu'il y a impossibilité d’appliquer le ProGEoIst de fermeture en bourse.

D. — Sorxs POST-OPÉRATOIRES

Lorsque | intervention est terminée, on pr ocède au double pansement vaginal et périnéal. Deux ou trois tampons imbibés d’eau oxygénée sont introduits dans le vagin, puis un tampon sec. Fa

Un pansement sec est appliqué sur le périnée, Une sonde de Petzer est mise à demeure, on s’assure de son bon fonctionnement, de cette façon, on peut se rendre compte par la couleur de l’urine déversée si la vessie a été lésée.

Le lendemain, et pendant douze jours consécutifs, on constipe la malade en lui administrant journellement une pilule d’extrait thébaïque à la dose de 3 centigrammes. On la purge seulément le matin du treizième jour en lui faisant abosrber un verre et demi d’eau de Sedlitz.

Quarante-huit heures après l’opération, les tampons va ginaux sont enlevés, à partir de ce moment on donne cha-. que jour une simple injection d’eau bouillie ou additionnée d’une faible solution de permanganate. 7.

La sonde à demeure et les crins de Florence ne sont enlevés que le huitième jour.

Le jour de l’intervention, la malade sera mise à la diète hydrique, seul un peu de champagne pris en petite quantité pourra être permis. Les Jours suivants on reviendra progressivement au régime DORA sauf contre-indication. z pe ë

Le séjour au lit devra se prolonger Jean ’au vingt et unième jour.

on

te)

Lorsque la malade quitte le service, il est nécessaire de

lui donner des conseils relativement à son hygiène locale

et générale: on doit lui recommander notamment de sup- \

primer tout rapport sexuel pendant un mois afin de ne point compromettre le succès de l’opération.

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