‹ La Méthode de Bouilly: Dans le traitement du prolapsus utérinChapitre 12 sur 16 · RATE PONT · texte numérisé non relu

RATE PONT

15 ans. Rss régulières, durant trois à quatre jours, moyennement abondantes; pas de dysménorrhée, pas de leucorrhée.

N'a jamais été malade.

Deux grossesses à terme, tous les accouchements furent normaux. Un enfant se trouve actuellement au sanatorium de Bon-Accueil: l’autrese porte bien.

Pas de fausse couche; ménopause à 48 ans.

Début. — Depuis son premier accouchement, il y a vingt-. trois ans, la malade a remarqué un début de prolapsus qui est devenn progressivement total. Sensation de pesanteur et de tiraillements lombaires, Miction normale, parfois difficile.

Bon appétit, pas de constipation.

Elle ne tousse pas, elle ne crache pas.

Examen. — Prolapsus utérin total. Lèvre postérieure du col ulcérée. Cystocèle accentuée, la vessie descend jusqu’à un centimètre et demi environ de l'extrémité du col. Pas de rectocèle.

Intervention. —— A lieu le 22 mai 9 20 sous anesthésie à l’éther goutte à goutte.

Opération de Bouilly. Le cul-de-sac de Douglas à été ouvert et refermé immédiatement après cautérisation à la teinture d’iode. |

Suture postérieure des releveurs..

Suites opératoires. — Parfaites.

La malade part bien portante.

A la date du 23 avril 1921, la malade nous renseignait sur son état de santé de la façon suivante :

« Je m’empresse de répondre à votre Le du 20 courant dans laquelle M. le professeur De Rouville demande des nouvelles de mon état de santé. Je suis très touchée de

l'intérêt que vous avez pour moi et vous en remercie très sincèrement.

» Quant à l'opération que j'ai subie il y a bientôt un an, Je vous dirai que j’en suis très contente, car je me porte à merveille et ne ressens aucune douleur au ventre. Je marche au contraire avec agilité et suis bien plus dégourdie et leste qu'avant mon opération. e

» En un mot ma guérison est complète et suis enchantée du succès de mon opération, aussi je garde un doux souvenir de vous tous. :

» Avec tous mes remerciements, recevez, etc... »

Le résultat opératoire est done très bon.

OBSERVATION III - (Imédite)

Due à l’obligeance de M. le professeur de Rouville \ S

Mme M.., 44 ans, entre à l'Hôpital le 26 avril 1920.

Antécédents personnels. — Ties règles apparaissent pour la première fois à 14 ans, elles sont régulières, assez abondantes pendant quatre à cinq jours. Pas de dysménorrhée, pas de pertes blanches.

Fièvre paludéenne à 18 ans; fluxion de poitrine à 27 ans. Quatre grossesses, accouchements normaux. Les enfants se portent bien. |

Début. — Il y a dix-sept ans environ que la malade s’est apéreue que sa matrice commençait à descendre, elle sortait alors de 2 centimètres environ en avant de la vulve: cependant la malade continue son travail fatigant. Le prolapsus devient progressivement total. D"

Pas de douleurs abdominales ni lombaires. Sensation de

pesanteur à l’anus.

Constipation; miction douloureuse depuis quelques temps seulement. |

Examen. — T'utérus est gros et sort tout entier. Cystocèle, pas de rectocèle.

Intervention. —— A lieu le 8 mai 1920 sous anesthésie : à l’éther goutte à goutte. .

Opération de Bouilly. A signaler que la vessie descendait très bas Jusqu'à à 2 centimètres environ de |” extrémité du col. Suture postérieure des releveurs. 3

Suites opératoires. — Parfaites.

La malade sort le 31 mai en parfaite santé (cicatrisation parfaite). : >:

Elle nous écrit à la date du 28 avril 1921:

«Je dois vous répondre en toute sincérité que si j'ai un regret c’est de ne pas avoir été me faire soigner plus tôt, car je suis complètement guérie et ne suis pas du tout souffrante; cependant, depuis ma sortie de l’hôpital je ne me suis pas du tout soignée ayant fort à faire à soigner mon enfant. Je suis satisfaite de mon opération. Merci à M. de Rouville de s’occuper de moi et vous pouvez 1 dire que je suis complètement guérie… ».

OBSERVATION IV ne | ‘{Inédite) i

Due à l'obligeance de M. le professeur de Rouville |

Mme L. F., 55 ans, entre au service gynécologique, le 13 mars 1920. nee |

Antécédents personnels. — La malade a été réglée à 15 ans normalement, elle se marie à 19 ans: elle a eu deux | grossesses: un enfant vivant, l’autre mort au bout d’un mois.

Bronchite à l’âge de 47 ans; ménopause à 50 ans.

. Début. — Ty a cinq ans, au moment de la ménopause, la malade s’est aperçue que sa matrice descendait souvent, surtout après le travail.

Pas de douleurs, quelques sensations de pesanteur; au début, le prolapsus arrivait seulement à la vulve, mais depuis sept à huit mois, à la suite de grosses fatigues, le prolapsus devient total. Toujours pas de douleurs, pas de leucorrhée.

Rien à signaler aux autres appareils.

Examen. — Ventre souple, un peu ptosique. À l’examen de la vulve, on aperçoit dans le décubitus horizontal. du colpocèle antérieure; en dessous le col avec un petit polype bien pédiculé. ’

Pas de rectocèle.

Toucher. — On constate un effondrement du périnée; la distance ano-vulvaire est de un centimètre et demi. Si on attire le col par une pince, le prolapsus devient total.

Intervention. — À lieu le 22 mars.

Amputation du cel par la méthode de Bouilly. Myorraphie des releveurs.

Mèche iodée vaginale puis retirée et remplacée par tampons à l’eau oxygénée.

La malade quitte le service avec un utérus ‘bien soutenu

et un périnée solide.

A Ja date du 20 avril 1921, celle-ci nous adresse les quelques renseignements suivants :

«Je fais réponse à votre aimable lettre qui m’a fait bien plaisir de voir que vous vous occupiez bien de vos malades.

» Je vous dirai que sur les questions que vous me demandez, je n’ai qu'à vous répondre que tout va bien. Je n'ai plus rien ressenti depuis que j’ai été opérée; j'en suis très contente. =

Me =

» Il ne me reste plus, Monsieur, qu’à vous remercier des bons soins que vous m'avez prodigués, etc. ».

OBSERVATION V- (Inédite)

Due à l'obligeance de M. le professeur de Rouville

Mme C.., 45 ans, entre, le 26 octobre 1918, à la Clinique privée bou descente de matrice.

Antécédents personnels. — Instauration menstruelle à 16 ans; règles régulières, durant trois ou quatre jours et moyennement abondantes. Pas de dysménorrhée, n1 de pertes blanches.

La malade a eu une “gastrite il y a quatre ans.et une fièvre typhoïde il ÿ à vingt-cinq ans.

Deux grossesses à terme terminées par des accouchements normaux, pas d'application de forceps.

Suites de couches bonnes, enfants bien portants.

Début. — Il y à un mois et demi, la malade s’est apercue que sa matrice apparaissait à la vulve. Le prolapsus devient progressivement total. Il est accompagné par des tiraillements du côté du périnée et de la région lombaire. Gêne à la marche. Dysurie pendant la journée. Constipation.

Examen. — Péchirure incomplète du périnée. Prolapsus total. Au toucher, rien à signaler du côté des annexes. Rien aux autres appareils. HE

Intervention. — Le 28 octobre 1919, sous anesthésie à l’éther goutte à goutte. À

Opération de Ponte périnéorraphie par suture des releveurs de l’anus.

Sonde vésicale à demeure, Pansement sec.

| — 43 — Suites opératoires excellentes ; la malade quitte la clinique le 15 novembre 1919, en très bon état de santé.

La malade nous écrit le 3 mai 1921:

«Je suis guérie et je suis heureuse qu'après avoir été opérée, Je puisse de nouveau assurer les soins de mon iménage... ». à ‘

Ÿ OBsErvarion VI : (Inédite)

Î Te : à ; à ; 1 Due à l'obligeance de M. le professeur de Rouville

Mme A..., 42 ans, est entrée, le 24 janvier 1920, à la clinique privée de M. le professeur de Rouville.

Antécédents personnels. — Instauration mentruelle à 14 ans, règles régulières, assez abondantes, durant deux jours, pas de dysménorrhée, jamais de leucorrhée. |

Deux grossesses à terme.

Le premier accouchement fut un peu laborieux et eût comme conséquence une déchirure du périnée.

Le deuxième accouchement se fit dans de bonnes conditions. Le | RU

Les suites de couches furent excellentes.

Les deux enfants se portent bien.

Début. — Neuf ans après son premier accouchement, début de prolapsus utérin qui est devenu progressivement total, s'accompagnant de légères douleurs lombaires, sans aucun trouble dans la miction ni dans la défécation.

Examen. — A l'inspection, on voit que l’utérus est presque tout entier à la vulve. On distingue nettement en avant la saillie formée par la vessie constituant une cystocèle. Pas de rectocèle. |

On se trouve en présence d’une déchirure incomplète du périnée. :

La palpation confirme la cystocèle et l’absence de rec-

tocèle, ù

ere |

La mensuration nous montre que le prolapsus a une longueur de 8 centimètres.

Au toucher, rien à signaler du côté des annexes.-

Rien aux autres appareils. Re

Intervention: — Le 28 janvier 1920, sous anesthésie à l’éther goutte à goutte; l’opération de Bouilly est suivie de périnéorraphie par suture des releveurs de l’anus.

Sonde vésicale à demeure, pansement sec.

Suites opératoires bonnes:

La malade quitte le 17 février 1920 la clinique en très

bon état de santé. \

Le 25 avril 1921, la: malade nous fait parvenir tes nouvelles suivantes :

«Je suis très heureuse due été opérée, je ne souffre

as du ventre, ma matrice n’est pas descendue, je ne suis qu’un peu gênée pour marcher, voilà la seule chose. Bien souvent je fais l'éloge de M. De Rouville. |

» Vous voudrez bien, etc... »

OBsEervATION VIT (Inédite) ce

Due à l’obligeance de M. le professeur de Rouville

Mme A... 39 ans, entre, le 11 mars 1920, à la clinique privée de M. le professeur De Rouville. 7

Antécédents personnels. — Instauration menstruelle à 14 ans. Règles régulières un peu abondantes et durant huit jours, d’où änémie consécutive.

Dysinénorrhée ovarienne et utérine. La malade n’a jamais eu de pertes blanches. |

Quatre grossesses dont deux à terme et deux avortements. 0

La première grossesse donna lieu à un avortement à 2 mois et demi, à la suite duquel la malade perdit abondam-

| | — A5 — ment en rouge pendant un mois et dut s’aliter.

La deuxième grossesse se termine par un avortement de deux mois.

Troisième grossesse : accouchement difficile, application de forceps, déchirure périnéale consécutive.

L'enfant se porte bien.

Quatrième grossesse: accouchement normal ; l'enfant

meurt à 4 ans à la suite de complication de rougeole, Début: — Après son troisième accouchement, la malade s'aperçoit que la matrice descend. Cette descente s’accentue progressivement, s’accompagnant de- douleurs lomboabdominales intermittentes, de sensations de tiraillement avec 1rradiations aux cuisses et aux genoux. Sensation de pesanteur à l’anus et au niveau de la vulve.

Pollakiurie; légère dysurie, anorexie RS quelques temps, constipation.

Examen. — À l'inspection, la malade étant dans le décubitus dorsal, en constate une déchirure incomplète du périnée, la vulve est béante. À travers elle on aperçoit le col utérin largement ouvert avec sa lèvre postérieure hypertrophiée en son milieu. Il s’agit d’une hypertrophie polypoïde de la lèvre postérieure du col. Ce petit polype est du volume d’une cerise aplatie dans le sens de la lèvre postérieure. Il a la même consistance que la lèvre, mais de couleur plus foncée qu’elle, rouge bleuâtre.

Au toucher, rien à signaler du côté des annexes.

Intervention. — À lieu le 15 mars 1920, sous anesthésie à l’éther goutte à goutte. Opération de Bouilly suivie de périnéorraphie avec suture des releveurs de l’anus. Sonde vésicale à demeure. Pansement sec.

Suites opératoires, parfaites.

La malade quitte-la clinique en parfaite santé.

À la date du 26 avril 1921, la malade nous renseSnA sur son état de santé de la façon suivante:

« Depuis l’opération je vais très bien. La matrice ne = descend plus. Je marche assez bien mais pas comme il le © faudrait car! dans le courant du mois, je souffre du bas ventre, tantôt du côté droit, tantôt du côté gauche. Je ne vais bien que lorsque j'ai mes règles. Une fois qu’elles sont passées, la souffrance recommence. Je fais le travail de la maison. 11 x a des périodes pendant lesquelles je ne digère pas et pendant lesquelles je suis très constipée. Il y a des jours où je souffre de l’anus; je ne peux pas rester assise. In ce qui concerne ma matrice, c’est fini, je n’ai plus de pesanteur, mais le restant laisse à désirer.

» Veuillez, ete... ». :

Les troubles dont se plaint actuellement la malade doivent être attribués à une annexite probable, ie

OBSERVATION VIII (Inédite)

Due à l'obligeance de M. le professeur de Rouville

Mme B.., 52 ans, entre à Ja éhisque le 26 avril pour chute de Lune er Antécédents personnels. — Instauration ne à

16 ans. Règles régulières pendant trois à quatre jours, peu abondantes ; pas de dysménorrhée, pas de lEUCOr TRE. Six grossesses, dont cinq à terme.

Le premier accouchement, difficile, a nécessité une application de forceps.

Une fausse couche de quatre mois.

“Les autres accouchements se sont passés de de bonnes conditions. À signaler seulement que la troisième ‘LTOS- : sesse a donné naissance à deux jumeaux. 2e Deux enfants sont morts de scarlatine.

: None Aer Début.:= Ta malade s’aperçoit, en juin 1919, que sa ma- /trice apparaît à la vulve. Formation d’un prolapsus incomplet qui devient: progressivement. total s’accompagnant de légers tiraillements. Lé prolapsus se réduit dans la position assise et couchée et se reproduit dans la station * debout. = | Pas de pollakiurie, pas de dysurie, pas de constipation. Aucune modification dans la menstruation.

, Examen. — À l'inspection, l’utérus sort de 3 centimètres environ lorsque la malade est couchée; le col présente le reliquat d’ulcérations anciennes. Dans la station debout, le prolapsus devient total, atteignant une longueur de 9 - centimètres environ.

Cystocèle, pas de rectotèle. Au toucher, rien à signaler du côté des annexes. :

- Intervention. — Le 28 avril 1920 sous anesthésie à l’6ther goutte à goutte. Opération de Bouilly avec suture des releveurs de l’anus. | < Au cours de cette intervention nous avons à signaler une particularité dans la technique opératoire due à notre Maître, M. le professeur de Rouville pour le détail de laquelle nous prions de bien vouloir se rapporter au cha- … pitre (€ Technique opératoire ».

Sonde à demeure; pansement sec.

Suites opératoires, très bonnes. La malade quitte la clinique en très bonpe santé.

Le 27 avril 1921, la malade nous communique des renseignements concernant son état de santé:

« Vous pouvez croire que je suis très satisfaite depuis que Je SUIS opérée, je ne souffre d’aucune chose et malgré mes 54 ans, je fais mon travail sans aucune gêne.

» Te termine ma lettre en vous remerciant, ete. ».

OBSERVATION IX (Inédite)

Due à l'obligeance.: de M. le professeur de Rouville

Mme G.., 49 ans, entre, le 13 octobre 1919, dans le service de M. . professeur de Rouville.

Antécédents personnels. — Tnstauration menstruelle à 13 ans, règles irrégulières durant trois jours, assez abondantes, dysménorrhée utérine obligeant la malade à se coucher, Fièvre typhoïde à 8 ans erippe. en 1918.

Quatorze grossesses dont neuf à terme.

Deux accouchements de sept mois, les enfants meurent huit jours après. /

Deux avortements de trois mois.

Au quatrième accouchement, enfant très gros, la malade est déchirée: déchirure, matières fécales sortant par le vagin (fistule recto-vaginale).

La malade entre en 1912 au service de M. le pr ofesnr de Rouville qui procède à la fermeture de la fistule recto-

vaginale et à une colpopérinéorraphie (procédé différent de la suture des releveurs).

Un an et demi après cétte opération, la malade devient enceinte et, pendant |’ accouchement, eur est de nouveau déchirée. :

Examen. — Actuellement, la malade présente une déchirure périnéale complète le sphincter de l’anus n’existe pas dans sa. moitié antérieure, mais on trouve à sa place. une lame fibreuse cicatricielle, le “phases anal existe

dans sà moitié postérieure.

Prolapsus utérin total, utérus gros avec vies xp trophiées et en ectropion.

Page 1