‹ La Méthode de Henriet: Bases anatomiques Résultats fonctionnelsChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

«Il y a dés centaines d’anesthésies obstétricales.… administrées par la bouche, par le rectum ou par injections intraveineuses, intramusculaires ou sous-cutanées.

» Et les différents « inventeurs » des différentes méthodes sont ordinairement contents de leurs résultats — ce qui est bien humain — tandis qu’un autre, ‘qui les essaye, n’a pas l'expérience, pas la persistance et surtout pas la foi comme le premier. »

C'est ainsi que s'exprime ÆE. Hauch, dans sa Leçon du jeudi soûr à la clinique Tarnier, consacrée à l’analgésie et la narcose obstétricales.

Effectivement, en ce qui nous concerne, nous avons été

frappé par les jugements très différents exprimés sur l'infil-

tration du sympathique pelvien par la méthode du Docteur Henriet. Suivant qu'on lise la thèse de Verger (Lyon, 1939) ou celle de Baudon (Paris, 19 le ton change de façon importante, FN É

Verger, inspiré par le Docteur Henriet, fait de la méthode une arme sûre, d’une efficacité quasi constante. Baudon est beaucoup plus réticent,.et ses résultats sont tout autres.

C'est donc tenté par l'élégance et la facilité de la méthode,

en même temps que poussé par l'intérêt de la discussion,

que nous avons entrepris d'appliquer la technique à la Ch-

nique obstétricale de Bordeaux.

Il est évident que l’expérimentation dans ce domaine doit

être entourée de tout le respect auquel a droit l'être humain, même si la recherche est faite dans son intérêt. |

En outre, l'accouchement est un acte physiologique qu'il

ne faudrait pas venir troubler par des manœuvres intempestives. is QT j

Aucun reproche ne pouvant être fait sur ces points essen-

tiels à la méthode du Docteur Henriet, c’est sans arrièrepensée qu’elle a été employée. |

Son but est une accélération du travail et une diminution de la douleur. À ce sujet, nous ne pouvons mieux faire que citer ces lignes de Voron : k

« On s’est demandé si on ne devait pas thercher à accélé-

rer la marche du travail eutocique, et l’on a opposé à la mystique de l'accouchement, acte réglé par la seule nature,

des arguments d'ordre psychique et sentimental : accélérer le travail, c’est diminuer la douleur et l’angoisse, ce qui est.

naturel n’est pas, forcément, parfait et convenable...

» Raccourcir la durée d’un accouchement est un acte d’humanité pour la parturiente : c’est aussi l’intérêt du médecin et de la sage-femme.

» Enfin, à côté des Sr d'ordre sentimental, à côté de ceux d'ordre professionnel, qu’on ne saurait, sans quelque pharisaïsme, passer sous silence, si les intérêts de la -parturiente et de son enfant sont, avant toute autre consi-

dération, strictement sauvegardés, il y a surtout les argu-

ments d'ordre obstétrical. Les chances d'infection, toutes choses égales d’ailleurs, diminuent avec la durée du travail, de même les chances de fatigue du muscle utérin, donc moins d'interventions et moins d’ hémorragies au cours de la période de la délivrance. Au point de vüe de l’ enfant, l'intérêt que peut présenter l'accélération du travail est peut-être plus

grand encore. La mortalité infantile pendant l’accouchement-

PAR TS a.

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