‹ La méthode des classiques françaisChapitre 62 sur 82 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

r». « I»oit-on conclure qu*un homme est coupable parce qu'il esl accusé? Non. mes Pères. » XVIe, p. 179.

cune que celle-là. Je m'en repens, je la désavoue, et je souhaite que vous profitiez de mon exemple1 ».

6. Autre falsification encore, soit volontaire, soit involontaire H issue naturellement de l'ignorance de toute critique: celle qui consiste à prendre les mots dans deux sens différents, que l'on confond ou feint de confondre, de manière à échafauder un simili-raisonnement, tout verbal, qui, à l'oreille, a l'air de quelque chose. Par exemple, l'illustre patron de Port-Royal, Saint-Cyran, ayant écrit, dans une lettre de consolation pour un deuil. « que le plus agréable sacrifice qu'on puisse offrir à Dieu dans ces rencontres est celui de la patience», le P. Meynier, jésuite, en prend texte pour l'accuser de calvinisme. — Comment cela? — « Parce qu'il ne croit donc pas le sacrifice de la messe. Car c'est celui-là qui est le plus agréable à Dieu, de tous2 ». Simple coq-à-1'àne que cette soidisant démonstration. Faut-il donc vous apprendre qu'ici vous confondez, ou affectez de confondre, sous le mot de sacrifice, des objets d'ordre fort différent? — mais coq-à-làne sérieux, d'où vous tirez des conclusions qui sont des calomnies mortelles.

Yoilà donc cette méthode de démonstration extravagante, véritable parodie et dérision de la logique, mais suffisante peut-être pour faire impression immédiate sur un public dupe des mots.

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