VITESSE DES GAZ DANS LES CONDUITS
se produisent dans les tambours. L’appareil trace alors l’indication de la vitesse moyenne, de même qu’un manomètre compensateur* donne la moyenne de pression.
Vitesse des gaz dans les conduits.
Certains physiologistes ont cherché à obtenir le tracé de la respiration, non pas d’après les mouvements que le thorax exécute, ainsi qu’on en a vu des exemples page 203, mais d’après la vitesse avec laquelle l’air est inspiré et expiré tour à tour. Sous le nom d ’Anapnographe, Bergéon et Kastus ont présenté un instrument comparable à l’hémotachomètre de Vierordt et basé sur le même principe.
Une planchette rectangulaire verticale est suspendue, par son bord supérieur, à l’intérieur d’une caisse que traverse, en sens divers, l’air inspiré ou expiré. Les mouvements de cette planchette se transmettent au dehors par le prolongement de l’axe autour duquel elle oscille; ces mouvements peuvent s’écrire par les procédés ordinaires. Or, on peut s’assurer que la planchette de l’anàpnographe n’obéit pas fidèlement aux mouvements alternatifs de l’air respiré.
D’autre part, je me suis convaincu de la fidélité parfaite avec laquelle s’écrivent les phases de la vitesse de l’air respiré, lorsqu’on place au devant de la bouche un appareil semblable à celui que j’ai proposé pour inscrire la vitesse du sang et qui est représenté figure 125. Ainsi, bien que les mouvements respiratoires me paraissent susceptibles d’une étude plus précise par l’inscription des mouvements thoraciques 1 2 que par celle du courant d’air luimême, je pense que ce dernier mode d’inscription pourrait, en certain cas, avoir de l’intérêt.
Enfin, il faut considérer que les mouvements des fluides par rapport aux instruments qui plongent dans leur intérieur, produisent sur le manomètre différentiel précisément les mêmes effets que si le liquide était immobile, tandis que l’appareil, étant immergé, se transporterait avec pareille vitesse. Aussi ai-je essayé d’utiliser les inscripteurs de vitesse pour mesurer la translation