‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 205 sur 277 · MESURE DES ACTES PSYCHIQUES · texte numérisé non relu

MESURE DES ACTES PSYCHIQUES

l’une au-dessus de l’autre. On fait tourner le cylindre, et pendant que les deux styles immobiles tracent, sur le papier noirci, deux lignes droites parallèles, on frappe sur le tube de transmission de manière à l’aplatir. L’air, expulsé du tube par cette pression soudaine, se porte dans deux directions opposées et actionne chacun des tambours à levier. Deux signaux s’ensuivent (tig. 248), qui seraient superposés, c’est-à-dire synchrones, si le tube avait été frappé au milieu de sa longueur, mais qui se succèdent à certain intervalle, si l’ébranlement de l’air a dû parcourir une plus grande longueur de tube dans un sens que dans l’autre. On mesure au chronographe le temps qui s’écoule entre les deux signaux, et si, de chaque côté du point où le tube a été frappé, il y a, pour arriver aux tambours à levier, une différence de longueur de 1 mètre, de 5 mètres, de 20 mètres, etc., l’intervalle de temps qui sépare les deux signaux mesure le temps nécessaire à parcourir ces longueurs de tube. On en déduit la vitesse de transmission des signaux à air.

Cette vitesse, voisine de celle du son dans l’air, s’en approche d’autant plus qu’on emploie des tubes plus larges. Pour les tubes dont je me sers habituellement (4 millimètres de diamètre), elle se réduit à 280 mètres par seconde.

Toutes lesfois qu’on emploie deux appareils à signaux transmis par l’air, il est bon de donner la même longueur aux tubes de transmission : cela permet, en uniformisant le retard, de le négliger entièrement dans les déterminations de synchronisme ou de durée.

Mesure «le la durée des actes psychiques par la méthode

de Donders.

D’après les expériences de Hirsch de Neuchâtel, lorsque nous recevons une impression sensitive, nous réagissons plus ou moins vite suivant celui de nos sens qui a été impressionné. Donders, reprenant ces expériences, trouva que pour une impression tactile, le temps qui s’écoule avant que la réaction se produise est environ ^ de seconde; pour une impression auditive, le retard est | et pour les impressions visuelles Dans ce retard, quelle est la partde l’acte cérébral? C’est un point difficile à préciser, car l’acte cérébral ne constitue que l’un des élé-

ments du retard total, qui depuis Donders contient les termes suivants :

« 1. Action sur les éléments impressionnables des organes des sens.

2. Communication aux cellules ganglionnaires périphériques, et accroissement d’action nécessaire pour la décharge.

3. La transmission par les nerfs sensitifs jusqu’aux cellules ganglionnaires de la moelle.

Page 1