‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 62 sur 277 · CHRONOGRAPHES · texte numérisé non relu

CHRONOGRAPHES

division du temps toujours égale à elle-même. Duhamel employa le diapason (fig. 63) au même usage ; ce fut un nouveau progrès dans

Fig. 63. Tracé d'un diapason chronographe'.donnant 10 vibrations doubles par seconde.

la chronographie. On peut, en effet, savoir avec une exactitude extrême le nombre de vibrations qu’un diapason exécute en une seconde : cela tient à la précision avec laquelle on compare entre eux et on règle ces instruments, soit par la méthode optique de Lissajous, soit par la méthode afcoustique (méthode des sons résultants) de Kœnig *.

Suivant l’approximation avec laquelle on veut mesurer le temps, et surtout suivant la vitesse du cylindre sur lequel on inscrit les signaux, on doit prendre des diapasons dont les nombres varient. Les diapasons de 50 à 500 vibrations par seconde sont les plus fréquemment employés*.

Quelquefois il faut avoir des divisions du temps plus grandes; le dixième de seconde exige des instruments en général assez* volumineux et encombrants. Il serait alors impossible d’inscrire simultanément les vibrations du diapason chronographe et les signaux correspondant au début et à la fin du phénomène que l’on veut étudier. Pour remédier à cet inconvénient, j’ai imaginé deux moyens de transmettre les vibrations du diapason chronographe à des appareils de petit volume qui écrivent sur un cylindre tournant. L’une de ces transmissions se fait par des tubes à air, l’autre par l’électricité.

1. Kœnig m’a fait constater, par la méthode des battements, le parfait unisson de diapasons qui donnaient plus de 20 000 vibrations doubles par seconde.

2. Dans la figure 63 on a fait écrire le même diapason avec deux vitesses différentes de la rotation du cylindre; les vibrations les plus nombreuses sont nécessairement celles qui s’écrivaient pendant la plus petite vitesse de rotation. En comptant le nombre de vibrations qui sont contenues dans une grande, on a la relation des deux vitesses du cylindre.

Vibrations d’un diapason transmises par l'air et inscrites

à distance.

On a vu page 126 comment le mouvement d’un levier, agissant sur la membrane d’un premier tambour, se transmet à distance à un second tambour qui l’inscrit. Supposons que la membrane du premier tambour soit reliée à l’une des branches d’un gros diapason qui vibre, les vibrations se transmettent au tambour à levier inscripieur qui tracera sur un cylindre tournant la même figure qu’y eût inscrite le diapason lui-même.

Or, ce tambour à levier , figure 64, est peu encombrant et peut se placer à côté d’autres appareils semblables qui écrivent dif-

Fig. 64. Tambour à levier de petites dimensions se disposant facilement à côté d’autres appareils

inscripteurs (demi-longueur).

férents mouvements dont la durée sera dès lors très-facile à estimer. (Voir pour les détails de la construction du tambour à levier, .Technique, chap. ii.)

Transmission des vibrations du diapason par l'électricité.

Entretenir par l’électricité les vibrations d’un diapason est un problème depuis longtemps résolu par Helmholtz, Régnault, Foucault et plusieurs autres physiciens.

Les vibrations du diapason ouvrent et ferment tour à tour un circuit voltaïque ; or, si l’on place sur ce circuit un petit apparei. formé d’un style léger, muni d’une armature de fer et soumis à l’action d’un électro-aimant, les ruptures et clôtures du courant produites par le diapason imprimeront au style un mouvement vibratoire qui s’inscrira sur le cylindre. ♦

La figure 65 montre la forme du chronographe électrique qui peut s’employer aussi facilement que le tambour à levier repré-

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