MOUVEMENTS DE LA LOCOMOTION
l’état physiologique. La figure 107 montre, à côté des formes de la respiration normale, les changements qui se produisent lorsqu’il existe un obstacle au passage de l’air; elle fait voir que le type respiratoire diffère suivant que l’obstacle au mouvement de l’air existe dans les deux sens ou dans un sens seulement1.
Dans cette figure, la ligne pleine À exprime le type normal de la respiration. Quand un obstacle s’oppose au mouvement de l’air et le gêne autant à l’inspiration qu’à l’expiration, ainsi que cela arrive quand on comprime la trachée, les mouvements respiratoires se ralentissent, mais prennent plus d’amplitude O (ligne ponctuée).
Quand l’obstacle n’existe qu’au mouvement de l’air dans un sens, ainsi que cela s’obtient quand on respire à travers un tube fermé au moyen d’une soupape qui l’obstrue incomplètement, on constate un allongement de la période respiratoire pendant laquelle l’air rencontre un passage difficile. Ainsi, en tournant la soupape de façon que l’inspiration soit libre, tandis que l’expiration est gênée, on voit s’allonger la période de la courbe qui correspond à la phase expiratoire : C (ligne ponctuée).
Si l’on oriente la soupape en sens inverse, c’est l’inspiration au contraire qui s’allongera : B (ligne pleine). (Voir pour plus de développement, Technique, cliap. vi.)
mouvements de la locomotion.
Tous les mouvements relatifs, dont le mode d’inscription nous a occupé jusqu’ici, sont assez faciles à recueillir, en ce sens que les organes voisins fournissent un commode point d’appui pour apprécier le déplacement du point exploré par l’instrument. D’autre part, il n’est pas besoin de transmettre ces mouvements à de grandes distances, l’organe exploré pouvant toujours être placé au voisinage du style inscripteur. Mais on n’a pas toujours des conditions aussi favorables. Ainsi, dans l’étude des mouvements de l’aile de l’oiseau pendant le vol, il fallait trouver, sur le corps de l’animal, un point d’appui pour le tambour à levier; d’autre part, il fallait, pour laisser à l’oiseau un libre espace à parcourir, transmettre les mouvements de ses muscles ou de ses ailes par