DÉBITS DES LIQUIDES
conjugués pour aller porter la plume écrivante au contact du cylindre.
Dans la figure 117, on aperçoit seulement l’extrémité de la plume, au moment où elle trace une courbe sur le cylindre. Avec cette disposition, les frottements sont très-réduits, car les poulies d’aluminium tournent avec une extrême facilité et le glissement sur l’eau est aussi très-facile.
Pour que le style soit conduit en ligne parfaitement droite, il faut prendre certaines précautions : quand les parois des canaux et celles des flotteurs sont toutes deux mouillées par l’eau, il se manifeste, en vertu de la capillarité, une tendance à un déplacement latéral qui fait coller les curseurs contre les parois des canaux. On supprime cette tendance en passant les curseurs sur la flamme d’une bougie, afin de les enduire de noir de fumée; dès lors, ils ne sont plus mouillés par l’eau, et comme l’eau mouille, au contraire, les parois des canaux, les curseurs se trouvent maintenus, par une répulsion liée à la capillarité même, dans l’axe des canaux sur lesquels ils glissent. Grâce à cette précaution, le style obéit, sans saccades, au changement de niveau de l’èau dans le vase où se trouve le flotteur et fournit des courbes tout à fait satisfaisantes. •
Du rhéographe, appareil inscriptetir des débits.
Dans beaucoup d’expériences il est avantageux d’avoir la mesure des phases d’un écoulement. Un grand nombre d’appareils peuvent donner cette mesure ; les uns sont fondés sur le principe de la balance, les autres sur celui des aréomètres. Voici une disposition que l’on peut employer en certains cas.
La figure 118 représente le pluviomètre inscripteur d’Hervé Mangon. On fait arriver l’eau de la pluie dans l’entonnoir P qui la conduit dans un vase C, où son niveau s’élève graduellement, entraînant avec lui le flotteur F. Celui-ci est relié par-dessus la roue N à un contre-poids qui descend du même mouvement dont le liquide s’élève; ce curseur porte un style inscripteur; on voit sur le papier la trace de sa descente saccadée.
Cette disposition produit un tracé renversé, puisque la ligne s’abaisse à mesure que le niveau de l’eau s’élève; en outre, l’origine de la courbe se trouve à droite du papier. Ce retourne-
ment complet permet de lire le tracé dans sa position régulière en retournant la feuille sur laquelle il est écrit.
On voit en haut et à gauche du papier, un tracelet I qui laisse une ligne horizontale : c’est le zéro de la graduation; il se trouve
Fig. 118. Pluviomètre inscripteur d'Hervé Mangon.
en bas de la figure quand on a retourné le papier. Enfin le mouvement d’horlogerie H est réglé pour une marche très-lente, afin de fournir des tracés de très-longue durée.
Cette disposition remplit toutes les conditions d’un bon pluviomètre, mais ne saurait s’appliquer à l’inscription de l’écoulement des liquides de l’organisme. En effet, dans le pluviomètre de