DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
Line figure très -élégante. Pour recevoir l'image de ce phénomène lumineux dans le miroir, il faut que celui-ci présente une position convenable au moment de la décharge. Ce résultat s'obtient par un dispositif qui fait dépendre la décharge de la rotation même du miroir
Au lieu du miroir plan dans lequel on regardait l'étincelle, Feddersen prit un miroir concave et obtint une image réelle sur un verre dépoli placé au foyer. Enfin, en employant une plaque collodionnée, ce physicien réussit à fixer l'image lumineuse ^ L'au- ^ teur a reconnu trois espèces bien distinctes de décharges.
1° Sur le trajet du conducteur on place une colonne d'eau; dès lors, l'électricité ne passe plus que d'une manière inlermittente ; la figure 164 est formée de traits verticaux équidistants qui s'écartent de plus en plus les uns dés autres vers la fin de rétincelle \
2« Si la résistance du circuit diminue, la décharge devient continue; elle se traduit par une ligne verticale lumineuse, aux deux extrémités de laquelle se trouvent deux points lumineux.
3° Enfin, si la décharge s'effectue dans des conditions où la durée augmente quand les résistances diminuent, elle devient osçil-
Fig. 164. Décharge éli^oli'iqiie dans un arc Irès-contluctviir. Expériences de Feddersen.
lanle et prend les aspects les plus variés suivant la nature des conducteurs employés.
Si la résistance du conducteur augmente, les jets lumineux
1. J'aurai ï^uuvenl à parler de dis|)Osilifs du nièine j^ciiro. |)ar e\eiii|)le, pour Pin.scriplion des mouvements musculaires à un instant déterminé de la rotation d un cylindre.
2. Nous empruntons les détails de ces expériences et les fij^urcs à l'ouvrage de Mascart : Traité d\'lcctriciti' statujur. Paris, 1876.
■ 3. Ces traits verticaux correspondent à une série de jets lumineux intermittents qui passent d'un conducteur à Tautre. Au point de vue de l'inscription, les choses se passent comme si deux styles superposés traçant sur un cylindre tournant deux lignes pa-" rallèles, une étincelle jaillissait de l'un et l'autre à des instants successifs, eu laissant par son passage des traits verticaux sur le papier. .-
prennent de la durée; leur vitesse décroît du commencement à la fin, de telle sorte que, dans leur image, on observe une forme courbe pour chacun d'eux. En outre, la nature oscillante du phénomène se traduit par une disposition alternative des courbes au-
Fig. iGj .Déchargo électrique clans un arc plus résislanl.
tour d'une ligne moyenne horizontale, comme on le voit dans les différentes images de la figure 165.
La discontinuité de la décharge se prouve encore par d'autres expériences graphiques dont nous allons donner la description, bien qu'elles ne se rattachent pas aux phénomènes lumineux produits par l'électricité.
Méthode de Donders et I^ylaiid pour inscrire les phases de la décharge d'une bobine d'induction.
Mettant à profit l'action électrolytique par laquelle un courant laisse une trace de son passage sur un papier convenablement sensibilisé; dans d'autres cas, utilisant l'action mécanique par laquelle un courant perfore une bande de papier ou disperse les poussières répandues sur une surface, Donders cl Nyland ont