‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et principalement en physiologie et en médecine [electronic resource]Chapitre 58 sur 267 · DES SIGNAUX · texte numérisé non relu

DES SIGNAUX

senté ci-dessus, et présente même cet avantage de permettre une transmission des vibrations à des distances indéfinies. (Voir Technique, chap. II.)

Ces différents modes d'inscription directe ou indirecte desvibra-

Fig. 65. Chronographe électrique (demi-longueur) petit modèle.

tions d'un diapason répondent à tous les besoins de la chronographie la plus délicate.

A. Cornu vient d'imaginer une disposition fort ingénieuse par laquelle il inscrit à côté des battements d'une pendule astronomique des vibrations correspondant au dixième de seconde, ce qui lui permet de subdiviser les divisions du temps. La lecture de ces tracés chronographiques se fait au moyen d'un microscope à grossissement variable qui contient dans son oculaire un micromètre à échelle constante. On amène les tracés du chronographe en face des divisions du micromètre, et l'on a ainsi une mesure rapide et exacte des fractions de la seconde K

Des signaux.

Quand la précision est très-grande dans la mesure du temps, l'imperfection devient relativement très-grande dans la production des signaux qui doivent indiquer le commencement et la fin d'un phénomène. Les astronomes ont reconnu, les premiers, que personne ne saurait pointer un phénomène au moment précis où il se produit; le signal retarde toujours un peu sur l'instant auquel il devrait correspondre ; ils ont appelé équation personnelle ce retard, variable pour chaque observateur. Il est clair que noire estimation d'un instant quelconque est entachée de cette erreur. Aussi, dans les mesures délicates, faut-il recourir aux signaux automatiques et forcer le phénomène lui-même à inscrire mécaniquement son début et sa fin.

1. A. Cornu, Délermi7ialion de la vitesse de la lumière, Paris, 1876.

Signaux électriques.

Les signaux électriques sont les meilleurs que l'on possède^ grâce à la rapidité avec laquelle ils se transmettent, du point où le phénomène se produit, à celui où il doit s'inscrire. Ils présentent en outre cet avantage, qu'ils n'exigent, pour fonctionner, que la force motrice nécessaire pour rompre ou fermer un courant de pile. Il semble donc que ces signaux soient parfaits.

Mais les exigences toujours croissantes de l'expérimentation ont bientôt montré que l'inscription électrique, quel que fût le procédé employé, était encore imparfaite. Marcel Deprez s'est attaché à perfectionner les appareils qui fournissent des signaux et est arrivé à des résultats d'une admirable précision. La figure 66 re-

Fig. 66. Signal électro-maguélique de M. Deprez (demi-longueur avec son tracé.

présente le signal électro-magnétique de Deprez (voir Technique, chap. Il) disposé de manière à se placer aisément à côté d'autres appareils écrivant ensemble sur un cylindre.

Dans cette figure, les signaux sont provoqués par un diapason qui donne 500 vibrations simples par seconde. On constate qu'un signal complet de l'instrument, c'est-à-dire une rupture suivie de clôture, dure beaucoup moins de 5^ de seconde, puisque après chacun de ces signaux le style reste en repos pendant une période assez longue. On eût donc pu obtenir beaucoup plus de 500 signaux par seconde. Un tel appareil sera d'une utilité extrême dans un grand nombre d'expériences.

Signaux à air.

Dans bien des cas, le signal électrique peut être remplacé par un signal transmis par l'air.

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