‹ La métromanie; comédie en cinq actes. Précédée d'une noticeChapitre 110 sur 127 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

Mile autres visions qui toutes dans mon cœur Font naître également le trouble et la terreur. {Regardant à sa montre.)

Voici l'heure fatale où l'arrêt se prononce ! Je sèche. Je me meurs. Quel métier! J'y renonce! Quelque flateur que soit l'honeur que je poursuis. Est-ce un équivalent à l'angoisse où je suis ? Il n'est force, courage, ardeur, qui n'y sucombe. Car, enfin, c'en est fait; je péris si je tombe. Où me cacher? Où fuir ? Et par où désarmer L'honête oncle qui vient pour me faire enfermer ? Quelle égide oposer aux traits de la Satire? Cornent paroître aux yeux de celle à qui j'aspire ? De quel front, à quel titre, oserois-je m'ofrir, Moi , misérable auteur qu'on viendroit de flétrir ?

{Après quelques momens de silence et d'agitation.)

Mais mon incertitude est mon plus grand suplice. Je suporterai tout, pourvu qu'elle finisse. Chaque instant qui s'écoule, empoisonant son cours, Abrège au moins d'un an le nombre de mes jours.

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