‹ La métromanie; comédie en cinq actes. Précédée d'une noticeChapitre 123 sur 127 · DORANTE, FRANCALEU, DAMIS, LUCILE, LISETTE · texte numérisé non relu

DORANTE, FRANCALEU, DAMIS, LUCILE, LISETTE

Dorante, se jet<int aux genoux de Francaleu. Ecoutez-moi, Monsieur; ou je meurs à vos pieds, Après avoir percé le cœur de ce perfide ! Il est tems que je rompe un silence timide. J'adore votre fille. Arbitre de mon sort. Vous tenez en vos mains et ma vie et ma mort. Prononcez, et soufrez cependant que j'espère.

Un malheureux procès vous brouille avec mon père,

Mais vous fûtes amis : il m'aime tendrement;

Le procès finiroit par son désistement.

Je cours donc me jeter à ses pieds, comme aux vôtres,

Faire à vos intérêts immoler tous les nôtres.

Vous réunir tous deux, tous deux vous émouvoir.

Ou me laisser aller à tout mon désespoir!

[A Damis.) D'une ou d'autre façon, tu n'auras pas la gloire. Traître, de couroner la méchanceté noire Qui croit avoir ici disposé tout pour toi , Et qui t'a fait écrire à Paris contre moi.

Damis.

Enfin l'on s'entendra, malgré votre colère. J'ai véritablement écrit à votre père.

Dorante; mais je crois avoir fait ce qu'il faut. Monsieur tient la réponse, et peut lire tout haut.

Francaleu lit.

« Aux traits dont vous peignez la charmante Lucile, « Je ne suis pas surpris de l'amour de mon fils. « Par son médiateur il est des mieux servis, « Et vous plaidez sa cause en orateur habile. « La rigueur, il est vrai , seroit très-inutile ,

« Et je défère à vos avis.

« Reste à lui faire avoir cette beauté qu'il aime.

« 11 n'aura que trop mon aveu;

« Celui de Monsieur Francaleu

« Puisse-t-il s'obtenir de même!

« Parlez, pressez, priez! Je désire à l'excès « Que sa fille aujourd'hui termine nos procès,

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