ACTE III, SCENE IV
Sans qu'il sçache par qui ni trop cornent s'y prendre.
Francaleu.
£h ! n'a-t-il pas l'ami qui me l'a présenté ?
Lisette.
Monsieur de l'Empirée? Il aura plaisanté , De caustique et de fat joué les mauvais rôles, Et parlé de vos vers en pliant les épaules.
Francaleu.
J'en croirois quelque chose, à son rire mocqueur. Le serpent de l'envie a siflé dans son cœur. Ho ! bien bien ! double joye, en ce cas, pour le nôtre ! Je mortifierai l'un, et satisferai l'autre; L'autre aussi-bien m'a plû, comme il plaira par-tout. Il a tout-à-fait l'air d'un homme de bon goût; Et d'ailleurs il me prend dans mon entousiasme. Je suis en train de rire, et veux, malgré mon asme. Lui lire tous mes vers, sans en excepter un.
Lisette.
Vous me déferez là d'un terrible importun.
Francaleu.
Va donc me le chercher.
Lisette.
Faites-en votre afaire.
Je me vais ocuper d'un soin plus nécessaire. Il faut que je m'habille.
Francaleu.
Et pourquoi donc sitôt ^ Lisette.
Voulant représenter Lucile comme il faut, J'ôte dès-à-présent mes habits de soubrète,
Pour être, sous les siens, plus libre et moins distraite.
Francaleu.
C'est fort bien avisé. Vas. Je me charge, moi...