SCÈNE YI I
BOISLAMBERT, VICTOIRE.
BOISLAMBERT, approchant une chaise **.
Maintenant, mettez-vous là, et parlez-moi d’elle.
VICTOIRE, s’asseyant.
Vous l’aimez toujours, monsieur...
* Mitaine, Victoire, Boislambert.
** Victoire, Boislambert.
BOlSLAM BERT, s’asseyant auprès d’elle.
Si je. l’airne!.,. une femme pour qui j’ai dépensé quatre cent mille francs en vingt-deux mois.
VICTOIRE
C’est beau ça!..
BOlSLAM BERT.
Une femme à cause de qui je me suis brouillé avec toute ma famille... car j'ai une famille... on ne le dirait pas en me voyant... mais j’ai une famille et qui me tient serré.
VICTOIRE
Elle n’a pas tort !.
BOISLAMBERT.
Quand je dis que je me suis brouillé avec ma famille à cause de Marguerite, ce n’est pas tout à fait exact... ce qui a causé la brouille, c’est que ma famille à voulu me marier.
VICTOIRE
Oh !
BOISLAMBERT.
Oui, ma chère... avec une femme charmante... une veuve... madame de Nantoulas... Marceline de Nantouias... Moi je n’ai d’abord dit ni oui ni non... mais, au dernier moment, pensant au chagrin que cela ferait à Marguerite, j’ai rompu... j’ai rompu de la façon la plus scandaleuse... le jour même du contrat. Alors elle s’est fâchée pour tout de bon, ma famille... et elle m’a expédié à Chicago.
VICTOIRE. ’
Chicago... je connais ça... il en est venu un chez madame, un monsieur de Chicago.
BOISLAMBERT.
Et j’y suis resté pendant un an... dans une maison de banque, avec trois mille francs d’appointements... deux cent cinquante par mois.
. Il «e l^ve.