SCÈNE QUATRIÈME
MADAME PAPONNET.
J’ai voulu accorder à mon neveu une petite distraction.
Elle se tourne vers Alfred*. — Celui-ci cache précipitamment une lettre qu’il vient de prendre sous le paillasson de l’escalier.) Si je ne lui en accordais pas
de temps à autre il en prendrait lui-même... il irait voir des femmes... c’est ce que je ne veux pas, monsieur Mitaine, c’est ce que je ne veux pas. .. je sais ce que c’est que les femmes... je l’ai été.
MITAINE, allumant le bougeoir.
Ficbtre !
MADAME PAPONNET.
Où êtes-vous, Alfred? Venez ici...
ALFRED, qui a lu la lettre et l’a mise dans sa poche.
Me voilà, ma tante.
MADAME PAPONNET.
Il a bien travaillé hier; alors, pour le récompenser, je l’ai mené aux conférences du boulevard des Capucines... Tu t’es bien amusé, Alfred?..
ALFRED
Oui, ma tante.
MADAME PAPONNET.
Maintenant tu vas venir te coucher?
ALFRED
Oui, ma tante.
MADAME PAPONNET. Et demain tu te remettras au travail.
Al. FU ED.
Oui, matante.
MADAME PAPONNET.
Bonsoir, monsieur Mitaine.
MITAINE
Bonsoir, madame Paponnet.
MADAME PAPONNET.
Prends le bougeoir, Alfred.
ALFRED, le prenant.
Oui, ma tante.
MADAME PAPONNET, montant l’escalier * .
Bonsoir, monsieur Mitaine.
ALFRED
Bonsoir, monsieur Mitaine...
MADAME PAPONNET, dans l’escalier, appelant.
Alfred!..
Me voilà, ma tante...
ALFRED
Ils disparaissent dans l'escalier.