‹ La mimique et la physiognomonieChapitre 23 sur 110 · DIRECTION · texte numérisé non relu

DIRECTION

Caractéristiques par leur mobilité plus grande ou moindre, sont le regard paresseux, le vif, le ferme, LE DOUX, l'errant et l'inquiet.

Caractéristiques par la direction particulière, sont le regard caché, le regard pédant et le regard ravi.

A. — Espèces de regards qui se distinguent par le degré différent de leur mobilité.

a. — Le regard fatigué et paresseux. Les forces de l'homme ont leurs limites très déterminées qu'il ne saurait dépasser ; quand il a fait des efforts extraordinaires, ou même seulement quand il est resté éveillé le nombre habituel d'heures, un état d'épuisement, de fatigue ap-^ paraît, le besoin de repos se fait sentir impérieusement et le sommeil réclame ses droits. Cet état d'épuisement est également propre au cerveau ; son impressionnabilité décroit progressivement, les perceptions des sens et les représentations laissent une trace moins profonde et la pensée devient de plus en plus paresseuse, lente et confuse. Plus l'esprit devient paresseux dans son travail,

plus le mouvement des muscles du globe de l'oeil, c està-dire le regard, devient paresseux et sans expression, soit que l'attention se dirige vers des objets perceptibles par les sens, soit qu'elle se porte sur des représentations, c'est-à-dire sur des objets imaginaires.

Physiognomonie : En conséquence, quand un homme, sans motifs corporels et cVhabitude, a le regard fatigué et endormi, Von peut conclure à une paresse intellect tuelle et a l'absence de pensée.

b. — Plus les impressions que l'esprit reçoit sont changeantes, variées, et plus l'esprit en est frappé vivement, plus le mouvement des muscles oculaires est rapide,

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