‹ La mise en valeur de notre domaine colonialeChapitre 71 sur 72 · CHIFFRES COMPARATIFS · texte numérisé non relu

CHIFFRES COMPARATIFS

Année 18!»7 Année 1898

francs frnncs

Importation françai.se "20.285.031 23.481.780

Importation étrang-ère 31.006.753 31.482.436

Totaux . . . 51.022.684 5 i. 064. 222

Monnaies or et ari^ent (pour mémoire) 16.668.505 20.610.815

Exportation française ...... 14.323.606 28.400.204

Exportation étrang-érc 80.307.001 70.(iOI.()2S

Totaux . . . 94.691.687 108.010.322

Monnaies (pour mémoire) .... 1.707.017 • 4.(536.704

(- u f ) Importation 4.460.713 3.673.625

'"^ ) Exportation 3.003.101 4.135.386

Totaux- . . . 7.472.874 8.100.011

Monnaies (pour mémoire) .... 1.777.833 6.536.633

Totaux (lu commerce j^fénéral . . . 154.087.245 171.083.555 Monnaies (p(. m- mémoire) .... 2015'K2(iO 10.784.312

tui

MISSION Organisée par le général de Trentinian

M. le g-énéral de Trentinian, pendant qu'il se trouvait à la tète du service militaire de la défense coloniale, au ministère des colonies, voulant se rendre compte par lui-môme de l'état de ressources du Souilan, dont il allait reprendre la direction comme lieutenant-gouverneur, organisa une mission économique qui fut charg-ée de parcourir la colonie dont il avait l'administration. Le g-énéral adrer^ait en conséquence, au mois de septembre 1898, à M. Trouillot, ministre des colonies, le l'apport suivant :

« Jusqu'à ce jour, ni le temps, ni, le plus souvent, les connaissances techniques, n'ont permis aux officiers et aux fonctionnalises du Soudan de faire des études approfondies, indispensables aussi bien à l'administration de la colonie qu'à sa mise en valeur. Au moment où le Soudan va jouir des bienfaits d'une paix définitive dans la plus g-rande partie de son vaste territoire, il paraît opportun d'y faire effectuer des études aussi complètes que possible par des hommes techniques qui renseig-neront d'une part le g-ouvernement de la colonie sur tout ce qui peut faciliter son action politique et administrative, et, d'autre part, le public français sur ce qui intéresse la colonisation et sur les conditions rationnelles dans lesquelles ses travaux devront s'effectuer. En conséquence, j'^al l'honneur de vous demander qu'une mission soit envoyée au Soudan au mois de novembre prochain.

Cette mi.sslon se composait tout d'abord de MM. Coppolani (des affaires Indigènes de l'Alg-éric), Jacquey (agronome), Hamet (chimiste), George Bastard (homme de lettres), auxquels furent adjoints,

r)42 MISE EN VALEIK

sur la (leniando du général, par M. (jiiillain, nouveau ministre des colonies : MM. Lejeal (g-éolog-ue), Rhoné (ing-énieur), Chevalier (botaniste), Frossat (courtier en coton), Rossignol (culture des cafés), Raillaud (de l'école des hautes études), Mérite et de Nézièrc (sculpteur, peintre).

M, Coppolanl parcourut la lisière du Sahcl, depuis Nioro, Gouml)ou et Sokolo jusqu'à Baniba et Araouan, à l'est, en ramenant à nous les tribus maures, considérées jusqu'ici comme rebelles, et soumettant pacifiquement un immense territoire (jui est cinq ou six fois g-rand comme la France.

M. Jacqueij fut appelé, en arrivant à Kayes, à la direction des jardins d'essai et se rendit à Kati, Sif>uiri.

M. Hamet et ses compagnons e.vplorèrent la région du Haut- Niger, par Slg-uiri, Kouroussa, Kankan, au point de vue de la production caoutchoutière du pays.

M. Lejeal alla reconnaître dans le Macina les terrains calcaires, quij^existent du côté de Hombari, lorsqu'il y trouva la mort, au milieu d'une incursion de Touareg.

M. i?/iond séjourna à Bamakou et dans ses environs, où il lit des études intéressantes pour l'eniploi des chutes d'eau comme forces motrices.

M. Chevalier a réuni de précieux spécimens de la flore du Soudan, dont il a fait de nombreux envois au muséum.

M. Frossat rapporta de Ségou, Dienné, Sumpré, Goundam, d'utiles indications sur les diverses qualités du coton, dont il a été fait, en France, de fréquents envois.

M Rossignol s'établit dans le sud du Niger, du côté de Ki.ssidougou et Ht de fructueux essais de plantations de cafés.

M. Baillaad descendit le Niger jusqu'à Say, revint par le Macina et remonta jusque du côté de Nioro, en étudiant les matières textiles.

MM. Mérite et de la Nézière ont rapporté d'intéressants croquis, dessins, esquisses des régions de Kayes à Bafoulabé, Yaminé... Enfin M. George Bastard (jui, comme écrivain militaire, avait uiu' double mission du ministère des colonies et de la guerre, a remis un long rapport sur Y Armée coloniale au Soudan. .M? Bastard a en outre recueilli, comme historien, d'iinpoit mis documents clhiio-

giaphiqiics sur le Sénc^i'al, le Soudan jusqu'à Toinhouctou et dans le Macina, ainsi que dans la partie haute du Niger et toute la Guinée jusqu'à Konakry. Durant son voyage d'exploration à travers tous ces pays, il a relevé les mots les plus usités dans chaque lang'ue jirincipale en les g-roupant autant que possible par g'cnre, famille, et composé ainsi une sorte de lexique.

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