IMPORTANCE ET CARACTÈRE
de l'ordonnance, la barbarie des soldats poussée à ce point qu'ils ne respectent pas môme ceux qui viennent porter secours à eux et à leurs victimes; la recommandalion expresse et en termes solennels fai!e à toutes les au^ torités, de quelque ordre, de quelque nation qu'elles soient, de venir en aide à ces hommes généreux qui portent avec eux le dernier espoir de salut des provinces désolées, rien n'y manque. Nous verrons plus tard des sauvegardes données à des ecclésiastiques charitables; mais quelle difTérence dans les termes! Cet acte attribue à Vincent un. rôle public et officiel. Ce n'est plus un simple particulier trouvant dans sa seule vertu l'autorité nécessaire pour entraînera sa suite un monde d'action et de dévouement, c'est désormais le « Graivd Aumônier de LA France, » dans les mains duquel la royauté abdique volontairement ce qui constitue aujourd'hui son plus noble privilège, le pouvoir de faire le bien. La charité a fait de l'humble paysan des Landes la seule force active du royaume en décadence, et le titre de Père de la patrie, que lui donne le gouverneur de Saint-Quentin, ne fut jamais mieux mérité.
Cette ordonnance justifie la lettre que Vincent écrivit aux missionnaires de Sedan sur la demande de Fabert; elle explique aussi celle que M. Em. Jolibois a trouvée dans les archives de la ville de Réthel et qu'il a citée dans son excellente histoire de celte ville, mais sans pouvoir en indiquer l'importance officielle : elle est adressée au gouverneur et aux échevins de Réthel.
<x Paris, 20 mai 1651. — Messieurs, J'ai reçu la lettre que vous m'aves fait riionnciir de m^écrire, avec grand respect et égale affection de vous rendre mes très-humbles services. La lecture en fut faite à une assemblée des dames de la charité où était Mk^ rarchcvCque do Reims; chacun
DE CETTE ORlONXxNCE. •.»
fat fort tOQcbé de l'état soaffraoi d* vz-n t"* -.', --.i *►? i? Ti *•: - v î* ceux qui veulent contribuer à d'.nziT Vf l:ir« '--t . :i 7 *■ - ■ r : r. tous les huit jours. Dieu veuille que î'ia t'Jjs^. er,-.:.- .*? :. : --..- : i.î croyable combien ces dames oai d* f*.rrS i i:..:^!.: >. 't : : .:- x grande dépense, qui ?• à plus de l^S-y* !.ir^» --::.i .r* i:-: «^ :■ . • .* Champagne et la Picardie. Je TOUS 5-;;l.'c ■?■-*■ l- m ■*ci,«:: :i •— . •*. messieurs, que je ferai tout ce que j* p»: .rri^ ;i:-.r T-.ir* ..s-ii '».: . : «s pour Tassistance de vos pauvres, lai.: de 2k v.^ ?a% o^ % t.'\ • : sins, car Tintention des bierifutears e*s «::>» j« •-:::! ».': .1,1 i -■•■-» '•" ' s usités et secourus par le prêtre de Dv.y* r>=.: î~ j* •. — *••.-. :■-. . . i ;tant que ce qu'on lui donne se p<« ^-eif-r*'. ;:^'-=rt.i; a.i ; --.i -ei r.fcladeset les plus abandonnés a«i ^: ji't ^:«ï:btl'.e.i. *
C'est encore grâce à ce:te orJcnr.srj:^ q^:^ 1:--^ j:ivons comprendre les lellres qui jujverjt. j'cî.i: J rr.jrr de M. de La Fons, lieutenanl-gt'néral de Saini-Qjiri .tj :
« Les charités qui sont, par la sr&ce de Diea et par 1 '/« ko- ^ hZf voyées en ces provinces de Picardie et de ChampagLe , et bi Ju^f:-.' l: distribuées par ceux qu'il vous a plu d'y comxfrtir*', '.dt dv .- c .h ^:«: a des milliers de personnes réduites par le malheur d':B g j' r; vs â iu c rnière extrémité, et je suis obUgé de vous témoigner les trt;!^:.uirJv!«:^ rt:coonaissances que tons ces peuples en ont. Noos avon^ vj Ja ^.l'.i:!l*; passée jusqu'à 1,400 pauvres réfugiés en cette ville, d^riiM >. ; hv:;*-; des troupes, qui ont été nourris chaque jour de vos \^yMJy..Hs^ h\ A y «ru a encore dans la ville plus de 1 ,000, outre ceux de la caoïps^^rje. '^u: ne peuvent avoir d'autre nourriture que celle de votre charité. lyj na^fi^ est si grande qu'il ne reste plus d'habitants dans les ti^t'-yri yvt« '.■ >/i^ seulement de la paille pour se coucher^ et les plus qual.firs dj psi>s n'ont pas de quoi subsister. Il y en a même qui po%v!:d«:;ji ;.o jr j-lu& de 200,000 écus de biens et qui, à présent, n'ont pas un n.orcf.-au 6': ;. ui;j et ont été deux jours sans manger. C'est ce qui m'oblige, d^rib î<: ;an^ q^ùe je tiens et la connaissance que j'en ai, de vous supplier d «lin; «rucore le PÊXB DE LA PATBiB, pour conservcr la vie à tant et tant de pau\rf;s moribonds et languissants que vos prêtres assistent , et ils s'en ac^^ui tient très-diguemeot. »
Ou bien celles du chanoine et arcliidiacre de Reims, M. de Y., et du bailli de la même ville, M. Soûyn. Nous citerons seulement la seconde, celle du chanoine "" *'•