‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 144 sur 316 · JOIE EN GUIENNE · texte numérisé non relu

JOIE EN GUIENNE

Tûs intérêts et qui se rendront bien plus sensibles^ lorsque notre passio sera animée par Thonnenr de votre présence. Ce sera alors que < peuple, qui voit avec tant de plaisir vos prisons brûler au milieu desi feux de joie, aura le bonheur de voir ici celui qu'elles lui ont si Iod: temps ravi. »

Une Ictlrede remercîmenls de Condé et de Conti vint ai surcr les jurats et le Parlement de leur reconnaissances leur rappeler que les intérêts de la ville leur étaient aus; cliers que les leurs propres. C'était donner et prendre d( gages d'avance pour la future insurrection. Le lien devii encore plus fort lorsqu'à la suite d'intrigues nouvelles d duc d'Épernon pour reprendre son gouvernement, il eut une petite émeute et une lettre du Parlement demai dant un nouveau gouverneur. Condé leur fut accordé pa suite d'un échange des gouvernements de Bourgogne e de Guienne entre M. le prince et d'Épernon (6 mai 1651)

En Bourgogne, la réaction avait été d'autant plus fa cile que Mazarin, sacrifiant Millotct en échange de deu lettres de Condé cédées par le président Bouchu, et qi pouvaient être utiles au ministre pour le projet de ma riage de sa nièce avec le duc de Caudale, fils de d'Épei non, avait laissé au pouvoir Bouchu et les principaux ami de Condé. L'autorité royale était si peu rétablie, qu'apré la capitulation de Seurre le roi avait couru quelque dangers de la vie à Dijon : trois hommes déguisés foi çèrent la porte d'un arsenal établi à Pctit-Clairvaux, o avaient élé amenés cent cinquante tonneaux de poudr pris sur Gallas en 1636. Déjà ils étaient parvenus mettre le feu à un de ces tonneaux; mais l'humidité d lieu et de la. poudre, causée par Tinondalion du torrer de Suzon, fit qu'on eut le temps d'éteindre l'incendie. J ce projet eût réussi, la moitié de la ville eût sauté, et ave elle le Logis-du-Roi, où étaient alors Louis XIV et tout

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