EFFORTS IMPUISSANTS
nislration duquel il ne se sentait ni la moindre inclinalion ni la moindre capacité. (Octobre 1651.)
Avant Je nous engager dans cette nouvelle guerre civile, sondons encore une fois Tabîme de misères où cha» que pas nous fait descendre plus profondément. Si on s'en souvient, rcnquete de 1630 était terrible : partout le dénûiuent le plus complet, la maladie, la faim, la misère, en un mot, sous ses plus hideux aspects; le seul secours est celui qu'apportent, dans ces lieux désolés, les soins, les aumônes dus Pères delà Mission. L'ordonnance royale que nous avons citée plus haut en reconnaissant Vincent de Paul pour le chef de celte assistance publique, est, nous Tavons remarqué, plutôt un aveu de la faibicsse et de l'impuissance royale qu'une organisation régulière; pas plus après qu'avant l'ordonnance, les pauvres missionnaires n'eurent pouvoir de secourir tranquillement ces provinces. Aussi tous leurs elTorts ne purent aboutir qu'à adoucir les souflVances, à préserver de la mort un petit nombre de ces malheureux; l'activité charitable qui se fait remarquer dans la correspondance du fondateur de la mission, les récits déchirants des Relations, tout en prouvant le zélo, montrent en môme temps combien cet admirable dévouement produisait peu, en présence d'an mal qu'il n'était donné à aucune force humaine de pouvoir arrêter; leur méiilc, c'est d'avoir espéré contre toute espiTance.
Le 8 mars, Vincent écrivait à M. Co.oflée, un de ses préîrcs alors à SeJan : « Je no croyais pas larder si longtemps à vous envoyer le prêtre dont vous avez besoin ; la cause de ce relardement est la désolation de ces frontières de Picardie et de Champagne où nous avons seize ou dixhuit personnes qui travaillent au soulagement des peu-