CHAPITRE XIII
CwTwpôndânce de Condé et du Parlement de Bordeaux. — ta cour 7a dttBle Berri. — Ruine de cette province. — La cour s'établit à Poitiers. — Situation respective du parti royal et du parti des princes. —Raine de Saintes, de Tonnay-Charente, de Taillebourg, etc. — Fureur da Parlement de Paris à la nouvelle du retour de Mazarin. ~^ Mirche rapide du cardinal à la tète d'une armée qu'il a levée par les «Dseils de Fabert (décembre 1651). — Négociations avec Tu renne. — Le tiers parti. — Arrivée de Mazarin à Poitiers. — Dispositions du dergé, de la noblesse. — Rohan prend parti pour la Fronde et entraîne Angers. — Siège de cette ville. — Ruine de TAnjou. — Revers <Ie Condé à Miradoux, à Agen. — Triste preuve des rivalités provinciales : ruine de Langon. — Le parti royal se rétablit en Provence pai niadame Venel. — Désolation du Languedoc.
Dès le commencement de la seconde Fronde, des défections se firent remarquer; c'était pour Condé un avertissement de Fabândon où devait plus tard se trouver ce prince. Longueville ne voulait plus être d'un parti où dominait sa femme ; la Normandie, d'ailleurs, lasse de ces troubles, se montrait hostile à tout mouvement; Bouillon ^ son frère Turenne, mécontents de Condé, refusaient également de servir sa cause. Condé hésita un peu : à Bourges, un messager de la reine et du duc d'Orléans le priait d'attendre pacifique jusqu'à la convocation prochaine des États généraux ; cependant, l'influence fatale