EN FAVEUR DE LA ROYAUTÉ
. on la demande dans toutes les prières publiques. Môme
; lorsque de Retz semble vouloir s'éloigner de Mazarin, il setiouve à son tour impuissant à retenir cette redoutable madiine de guerre qu'il a lancée, et par jalousie Taiclievôqiie de Paris, Jean-François de Gondy, reprend, sur
- ..les conseils de Mazarin, cette autorité épiscopale que son indolence abandonnait trop facilement à son neveu, le cardinal de Retz. Les mandements succèdent aux mandements (5 juin, 7 juin, 28 juin) : dans ce dernier surtout, à propos des aumônes et des charités à faire, il
I fiemhle qu'on entende sonner le tocsin ou plutôt le glas ftinèbre de Tagonie de Paris, tant le tableau est assomhri*. L'indignation causée par la journée de la porte Saint- Antoine, et surtout par les se 'nés hideuses de Thôtcl de Tille, encouragea le parti clérical à aller encore plus loin: Yoici ce qu'on lit dans le journal de Dubuisson, qui-est parfaitement an courant de toutes les manifestations de Popinion publique :
«A la suite du combat du faubonrg Saint-Antoine, on amena à rnôîol-Dioii de Paris 4 ou ÔOO soldats de l'armée d(;s princes blessés plus ou moins gravemont; à l'abord^on confessa et administra dos sacrements c»*ux qui en avaient le d'rnicr besoin, mais dans la suiie des temps oncuns prêtres sages, jndi- i<M x et vraiment pienx ayant parlé eosemblo, crurent qu'il fallair faire une consultai ion à laquelle ils appelé: ent des plus savants et de la So.bonne mûm<\ et fut résolu que les confes*'.eurs admonestcraicuit les b'os-.és pénitents de rétat où étaient lenreâmeset du péiil qu'eux »'t lours camarades couraient dans le parti «les princes contre le roi.e/ ne Unr donneraient plus Vahsitlu^ tioriy f^tls ne promettaient sin/èr' meni tic quitter ce parti lorsqu'ils seraient guéris^ et de ne porter jdnuù'i les armes contre le roi. »
Cette conduite du clergé, h.ir liment déclaré pour le roi et Mazarin, contraste avec la terreur générale qui régnait
1. IJ:I)1. iV rArseml, l. XV .Ui Jirlin dj Plaisance, provenant de la biblii'l.iLque de Saiiil-M^iitin des Clianipt«