‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 252 sur 316 · LA FRONDE Â TUÉ LA LIBERTÉ SOUS LA MONARCHIE · texte numérisé non relu

LA FRONDE Â TUÉ LA LIBERTÉ SOUS LA MONARCHIE

dans la mémoire des honnêtes gens et une date funeste dans notre histoire. • Parler ainsi, c'est accepter trop facilement les flatteries des contemporains qui prennent souvent ou feignent de prendre leurs ardents désirs pour une réalité. C'est de cette époque, on ne l'a pas as^ez remarqué, et non de son régne personnel (16G0), que date ce chorus d'adulations en l'honneur de Louis XIV, au-

^hémisme, M. Yillemain a donnù le nom Imiration. » Le succès avait graniJi Umi^. aux yeux de seAijets. On se rappelle les médailles et les gravures qui sigSèrent son retour à Paris ; elles vont se multipliera l'iniK L'affaissement des esprits après cette lutte explique l'aHssement des caractères: il y a prostration physique ^^Brale dans toute la nation ; les brouillons écartés, il n^flPe point d'homme di^bout. L'absence de principesj^Bux et raisonnes, de convictions sincères et

►ermetpas de retrouver ces courages fermes, animum atrocem Catonis^ qui, dans Tantidans nos sociétés modernes, honorent^ relèvent des partis et souvent leur assurent la victoire l'avenir. Ici, rien de semblable : par fatigue d'une ince anarchique, l'obéissance naturelle, nécessaire 'une nation à son chef devient Tobéissance passive, la seule qu'accepte le despotisme, et, pour l'appolfr par son nom, la servilité. C'est le plus irréparable des malheurs causés par les folies de la Fronde, et cela au moment où commençaient à germer les idées et les principes d'une juste et raisonnable liberté : t Liberté salutaire, s'écrie M. P. Clément, qu'un grand roi, peu susceptible de faiblesse, Henri IV, plus d'un demi-siècle auparavant, avait eu le bon esprit de respecter, quoique victorieux aussi. » Après la Fronde, on court à l'envi au-devant de la serr'

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