‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 281 sur 316 · COMBINAISONS DIVERSES · texte numérisé non relu

COMBINAISONS DIVERSES

Tonli voulail effectuer, en offrant aux particuliers TappH d'une grosse rente future. Celait une véritable association de personnes qui, au moyen de versements indiTiduels, formaient une masse commune, destinée à èlre répartie à une époque déterminée entre les associés survivants. Cette opération était basée sur la probabilité de mort à cbaque âge de la vie; elle offrait aux préteurs des chances de bénéfices considérables en cas de survie, c'était en réalité une forme nouvelle de loterie. Le grand avantage du roi était, selon Tonti, d'abord d'obtenir ftcilemcnl des emprunts, puisque < sans bourse délier, S. M. héritait des revenus de chaque classe par la mort du dernier d'icelie et se verrait par là dispensée do payement de l'intérêt sans rembourser les fonds. » En 1633, Mazarin, revenu aux affaires, reprit le plan de Tonli qui lui souriait fort. La même année, un éditen ordonnait une première application, pour une somme en rentes de l,Oio,000 livres ou de 25 millions en capital. La combinaison était celle-ci : l'emprunt devait se composer de 10 fonds de 102,500 livres de rentes chacun; les préteurs étaient répartis, selon leur âge, entre ces dix fonds ou séries, comprenant, la première, les enfants des deux sexes, depuis leur naissance jusqu'à l'âge de7 ans; la deuxième, les enfants de 7 à 14 ans; les huit autres, les âges supérieurs jusqu'à 63 ans et au-dessus, par séries d'ans. Chaque préteur devait être admis dans la classe déterminée par son âge, en échange d'une somme de 300 livres, dont TÉlat s'engageait à servir l'intérêt annuel sur le taux du denier vingt (5 p. 100). Dans chaque classe, mais dans chaque classe seulement, la part des morts devait bénéficier aux survivants. Cet édit n'eul pas de s\ûu^\^ ^^\\^\si'sv!lV '^^^cs*. \^1^^^

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