‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 43 sur 316 · ÉTAT · texte numérisé non relu

ÉTAT

ces terribles bandes. L'administralîon doit aussi prendre sa part des reproches que rhistorien ne peut retenir à la vue de ces désordres. A peine créée, Tintendance militaire ne savait pas encore équiper, diriger, entretenir des armées nombreuses avec Taltirail d'artillerie, de munitions, de bagages, de vivres, qu'elles nécessitent à leur suite. Sans magasins, sans dépôts, sans paye assurée, ces troupes devaient nécessairement vivre aux dépens du pays, ami ou ennemi, sur lequel elles campaient.

A toutes ces causes de paupérisme, tirées des charges imposées par les divers pouvoirs sociaux, ajoutez l'ignorance des classes laboriouses, qui s'opposait à tout progrès agricole; le peu de ressources alimentaires que la' France possédait en dehors du blé, alors qu'elle connaissait à peine ce précieux légume propagé par Parmentier, qui de nos jours supplée quelquefois au déficit des récoltes et lui apporte toujours un appoint considérable pour l'alimentation publique; l'état de l'industrie, sous le régime des corporations privilégiées, cercles étroits et rigoureux qui laissaient en dehors une grande partie des classes ouvrières, leur imposaient des pertes de temps, de.> dépenses considérables, des procès ruineux, montant à environ 800,000 francs par an pour les diverses corporations de Paris, dit M. Costaz, savant administrateur de l'Empire et de la Restauration. On n'en voyait jamais la

ger les officiers et soldats de l'armée suédoise, licenciés par la paix, de prendre parti dans les troupes du roi (16 janvier 1649). Rec. Foirt»* nieu, 490. Bibl. imp. — De leur côté, les frondeurs faisaient de même, comme l'atlestent les lettres trouvées par M. Geffroy, professeur d'histoire à 1.1 Faculté de Paris, dans sa féconde mission en Suède : Notice et exVaits de^ manuscrits des bibiiolhèques de Suède, 1855, p. 336-338; lettres de Tureone au maréchal A^'rangel (11 février 1650) pour lui demander des troupeflr,.et lettre envoyée par Louis XIV au même maréchal pou*^ * ercier da refus qu'il avait fait à Turenne de lui en donner.

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