‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 203 sur 503 · UO CORRESPONDANCE OFFICIELLE · texte numérisé non relu

UO CORRESPONDANCE OFFICIELLE

nant trop dans des généralités; celle du bailli noi montre une organisation déjà sérieuse et puissante, et blie par Vincent dans ces provinces désolées pour arriyi au meilleur emploi des charités de Paris :

« Je croîs que l'on votts aura fait voir le mémoire que fat envoyi Paris, de l'état auquel j'ai trouvé ici l'ouvrage de votre charité, et 1 assistances corporeUes et spirituelles que vous procurez aux pauvres la campagne... Deux de vos prêtres sont venus en cette ville, l'un po prendre l'argent de l'aumône, pour n'en pouvoir trouver dans les lie de sa résidence qui sont dénués de tout, et l'autre pour enlever par d'une quantité de grains qu'il a achetés ici, et les faire conduira Saint-Soupplet pour la nourriture de ses pauvres. Ainsi chacun travai heureusement sous vos auspices au soulagement des misérables, tanc que vous vous employez de delà à enflammer ce feu divin qui prodi cet or qu'on répand dans la Picardie et dans la Champagne. J'atteii

ici M , à qui vous avez donné la direction générale d'une sigran

œuvre *, pour l'établissement de nos quartiers d'hiver, j'entends è hôpitaux et de la subsistance des pauvres curés. Notre magasin d'orj qui provient de vos aumônes, s'emplit toujours pour faire quelque d tribution pendant le mauvais temps. Continuez, monsieur, ces soi charitables qui conservent la vie mortelle à tant de pauvres gens et o leur assurent le bonheur de l'éternelle par l'administration des saci raents, qui cesserait sans doute en beaucoup de lieux sans vol secours. »

Faut-il encore à ces lettres en ajouter une de M. S monnet, président et lieutenant général de Réthel o après avoir loué la charifé du saint, qui lui rappelle dévouement de la primitive Eglise, il ajoute : « Voi pourvoyez aux besoins des pauvres avec tant d'ordre tant de zèle, par les prêtres de votre congrégation qi

1. Probablement Aimeras, qui fut après Vincent le supérieur de Mission; on rencontre à plusieurs reprises, dans la correspondance saint, aux archives de la Mission, son nom comme chef des secours la Picardie et de la Champagne, on le voit sans cesse, aux dépens de santé, car plusieurs fois il faillit mourir de la peste, parcourir les pt Tinces pour bien connaître par lui-même la véritable situation.

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