‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 241 sur 503 · LIMOGES · texte numérisé non relu

LIMOGES

Ce n'est qu'à partir de 1656 que nous retrouvons des prix normaux : 8,40 à Poitiers et 10,55 à Limoges. A Paris, le journal de Dubuisson-Aubenay et les registres des mercuriales ou prix du blé à la halle de Paris, conservés aux Archives impériales, donnent également des chiffres désastreux ; nous renvoyons le lecteur à une savante note qu'ont écrite les éditeurs des Registres de l'hôtel de ville pendant la Fronde sur cette question, t. il, p. 404 à 423, oîi cette matière est traitée ex professa. L'État au vrai des revenus de l'Hôtel-Dieu pour 1651 n'est pas moins navrant : là dépense s'est élevée à 375,625 livres, la recette n'est que de 258,313 livres; déficit 67,312 livres. Aussi cette publication termine-t-elle en invitant les Parisiens à rendre visite à l'Hôtel-Dieu : « Là vous reconnaîtrez la grande nécessité des malades et vous apprendrez, par autant de bouches qu'il y a d'affligés (1,800 voix qui se multiplient tous les jours), les incommodités qu'ils souffrent faute de logement; là vous pourrez juger de la somme immense d'argent nécessaire et vous avouerez qu'il est du tout impossible que ceux qui ont l'administration de cet hôpital y puisent subvenir sans les aumônes des gens de bien. » Ces divers chiffres font assez deviner les souffrances de toutes ces malheureuses populations.

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