‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 302 sur 503 · SUPPLIQUE COLLECTIVE DE QUATRE GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

SUPPLIQUE COLLECTIVE DE QUATRE GÉNÉRAUX

lant la politique de l'intérêt bien entendu de l'état 9 secours de son humanité, représentait que les places fror tières succomberaient si la culture des pays ne les son tenait, les ordres de répression contre ces pillards, 0 n'arrivaient pas de Paris, ou ne produisaient aucun résul tat. Bientôt le mal fut à tel point que les chefs des corp d'armée, dans le voisinage, craignant probablement pou leur sécurité les résolutions désespérées des malheureu habitants, s'adressèrent collectivement à Mazarin. Aquell hauteur fallait-il donc que la marée de sang fût monté pour que quatre ofliciers supérieurs jetassent ce cri d'i larme 1 On le sait, si la pitié qu'inspirent les maux d la guerre doit être cherchée quelque part, ce n'est pas clie un soldat: ses yeux, frappés souvent par des scènes d désolation et de carnage, y sont en quelque sorte accou tumés ; aussi lorsqu'on parcourt les mémoires des grand capitaines, comme ceux de Turenne par exemple, on ef indigné malgré soi du sang-froid avec lequel ils racoD tent les scènes les plus atroces. Pendant la Fronde, U chefs arrivent à en avoir à la fois peur et horreur.

« 3 janTÎer 1 651 , de CharlcTilIe.

c Le mal que fait M. Rozen est d'autant plus grand que le peuple n porte pas seul cette incommodité ; mais le logement que M. Rozen ts prendre dans les châteaux et maisons des gentilshommes, et les oulragt et mauvais traitements qu'ils reçoivent, altèrent infiniment les affection d'un corps qui a toujours si dignement servi l'Etat. Si V. Em. n'a 1 bonté d'y donner ordre, les châteaux les mieux fournis seront les crimj nels de M. de Rozen; ces places, qui ont été six mois sans commerc avec les autres du royaume, courent fortune de n'y plus en avoir d tout; il n'y a pas un marchand qui ose hasarder d'y amener quoi quec soit. Nous attendons. Monseigneur, de Votre Eminence, la fin de (M do persécutions, et quelque diligence que vous fassiez pour cela, ce n sera Jamais assez tôt pour empêcher l'extrémité où la chose est dt^jà K duite : car les paysans prennent déjà les armes pour sauver ce qui leu

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