‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 375 sur 503 · ACCUSATION DES CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

ACCUSATION DES CONTEMPORAINS

(usscnt mis en devoir de les chasser. Le maréchal de l'Hôpital se sauva aussi sous un déguisement ; mais ne voulant rien devoir à Beaufort, qu'il soupçonnait être l'auteur du désordre pour avoir son gouvernement, il s'échappa par une fenêtre. Le Noble d'Auvilliers, le mon qui avait sauvé la vie du cardinal de Retz dans l'entreporte du Parlement, fut aussi le libérateur du maréchal; il le conduisit chez un bourgeois de sa connaissance; puis, malgré une alarme causée par un cabaretier qui avait reconnu le gouverneur, d'AuvilIicrs le conduisit à son hôtel. Les autres captifs achevèrent de s'évader sous h sauve-garde du duc et de la princesse, et à la faveur d'un incident.

L'incendie allumé par les assassins ne s'était pas éteint, et au milieu de la préoccupation générale et particulière de cette journée, personne n'y songeait. Cependant l'iiùtel de ville « était en danger de périr par le feu fort ardent de la salle qui est du côté de la grande arche; un commis de greffier, nommé Louis de Meré, en averlil M. de Beaufort, lui représentant que les pierres de lu voûte éclataient par la violence du fou, et qu'il était nécessaire d'y donner ordre au plus tôt. Le duc y descendit à trois heures du malin, et voyant la ruine imminente de la municipalité parisienne, commanda « à quantité de crocheteurs et gens d'eau (porteurs d'eau, bateliers) là présents, d'éteindre cet incendie, qu'ils avaient peut-être * allumé. ï Ils y travaillèrent « puissamment jusqu'à neuf heures du matin, sans lequel travail le feu eût enflû ruiné la voûte de la salle et ensuite embrasé tout l'hôtel de ville. » « La préservation du monument, » disent les Registres, fut un « miracle évident, » lorsqu'on examine tout ce qu'il a souffert ; t Le feu y ayant été mis par sept

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